Le livre se veut volontairement engagé car il est écrit pour apporter un témoignage à l'occasion du Cinquantenaire de l'Indépendance du pays. Boualem Aïdoun achève son ouvrage composé de 61 pages édité à compte d'auteur. Introspection, rétros-pective et petite contribution sur l'Algérie rabaissée et trahie est le titre du livre. Ce dernier revient à la fois sur des faits historiques et des thèmes d'actualité lorsque l'auteur n'arrive pas tout simplement à les mêler pour soutenir son analyse. C'est le cas lorsqu'il aborde le phénomène des binationaux. Le livre se veut volontairement engagé car il est écrit pour apporter un témoignage à l'occasion du Cinquantenaire de l'Indépendance du pays. «Il me tient à coeur de prendre des risques de dire, sans aucune retenue, tout ce que je pense sur certains évènements très délicats et suffisamment graves dont personne n'ose en parler», écrit l'auteur dès les premières pages du livre. Argent et morale, xénophobie, carriérisme dans la Fonction publique, tout y passe. Cet ancien directeur du Théâtre de verdure et ancien cadre de diverses entreprises nationales, n'hésite pas à agrémenter son livre de plusieurs photos qui racontent son parcours. On se rend compte alors que Boualem Aïdoun s'est rendu dans plusieurs pays comme l'Irak, l'Egypte et l'Indonésie où l'ont conduit ses obligations professionnelles ou artistiques. On le voit même poser pour la photo devant la muraille de Chine et devant le portrait de Mao à Pékin. Il évoque aussi ses rencontres avec Réda Malek ainsi que Mokdad Sifi, Abdelhak Brerhi et Abdelkrim Harchaoui, anciens ministres. C'est l'occasion pour lui de revenir sur sa carrière de conseiller dans deux cabinets ministériels. Le professeur de lettres rappelle aussi qu'il a fait l'Ecole normale de Bouzaréah lorsque celle-ci était dirigée par Abdelhamid Mehri. L'oeuvre de l'auteur est composée d'autres ouvrages dans lesquels il livre aussi bien des poèmes, des essais littéraires que de multiples études.