Et la Palestine? Le dossier syrien, le terrorisme au Sahel, «l'imminence» d'une attaque israélienne contre l'Iran, les élections américaines, le robot qui explore Mars, la Birmanie qui ne censurera plus les médias,...mais rien, plus rien sur la Palestine et les Palestiniens. On n'en parle tellement plus que très peu ont eu vent de la déclaration à la presse, lundi dernier, du coordinateur spécial des Nations unies pour le processus de paix au Moyen- Orient, Robert Sreey. Dans cette déclaration, il rappelle que «la seule solution est celle de deux Etats» et au train où vont les choses, «nous risquons de rater une opportunité» a-t-il ajouté. Il a prévenu qu'il «n'y aura pas une seconde chance». Qui a entendu cette voix forcément inaudible dans le fracas assourdissant des armes de guerre, des gémissements des peuples en souffrance dans presque tous les continents? Jusqu'à cette trisomique 21 d'à peine onze ans qui risque d'embraser le Pakistan. Qui peut entendre cette voix d'un juste quand la violence ne laisse aucun répit aux humains? Pourtant, toutes les atrocités que le monde vit actuellement cesseront sans aucun doute, en grande partie, si la paix pouvait revenir au Moyen-Orient. C'est tellement évident et universellement admis qu'il apparaît justement que le vacarme est savamment orchestré pour étouffer le drame palestinien. Pour que le processus de paix reste figé dans l'impasse où il se trouve depuis septembre 2010. Pour qu'Israël puisse poursuivre sa politique du fait accompli en étendant ses colonies de peuplement. Au lieu de nommer un nouveau médiateur dans la crise syrienne qui avoue n'avoir pas beaucoup de chances de faire mieux que son prédécesseur, l'ONU ferait mieux de consacrer ses efforts et son énergie à faire revenir à la table des négociations Israéliens et Palestiniens. Une table dont dépendent tous les maux de la terre. Oui, sauf que l'ONU ne peut pas grand-chose sur ce dossier sans les Américains. Les Américains, eux, ne peuvent pas non plus grand-chose en pleine période électorale. L'Europe a la tête maintenue dans l'eau par la finance mondiale. Une petite île sortie d'on ne sait où fait monter la tension entre la Chine et le Japon. Trois midinettes qui veulent faire la «guerre» à la Russie. Le petit Etat de l'Equateur qui se découvre des forces de protecteur d'un violeur poursuivi par trois puissances mondiales. Une multitude d'événements créés les uns plus artificiellement que d'autres pour masquer le crime contre l'humanité qui se déroule à Ghaza et dans les territoires occupés de la Palestine. Pas plus tard qu'hier, la tension est montée dangereusement entre la Russie et les Etats-Unis au sujet de la menace d'intervention militaire en Syrie proférée par le président américain. Une menace que Vladimir Poutine considère comme «ligne rouge» à ne pas dépasser. Nous voilà revenus à l'époque de la guerre froide et ses ultimatums. A l'attaque contre le canal de Suez. A l'installation des missiles soviétiques à Cuba. Les nerfs de tous les dirigeants de la planète sont mis à rude épreuve. Le plus désespérant est qu'ils épuisent leur énergie sur d'autres problèmes. Mais pas assez énergiquement sur le «PROBLEME». Pour plusieurs raisons. Ceux qu'on a déjà vus plus haut, plus le risque d'une conflagration nucléaire qu'agite Israël. Ceux qui croient l'Etat hébreu capable de mettre à exécution de telles menaces oublient le paramètre démographique qui l'obsède. Son objectif est de pousser ses alliés à commettre l'irréparable à sa place. En Iran comme en Syrie. Cela a très bien marché en Libye, pourquoi pas ailleurs? Y compris entre la Russie et les Etats-Unis. Plus le temps passe sans la paix au Moyen-Orient, plus on se dirige vers la catastrophe planétaire!