Photo : S. Zoheir Par Bahia Aliouche L'Algérie est la «composante essentielle» de l'initiative Napeo et le gouvernement algérien a d'«excellentes réponses» pour promouvoir l'esprit d'entreprise dans le cadre de cette initiative.C'est ce qu'a tenu à souligner à l'APS le secrétaire d'Etat adjoint américain pour les Affaires économiques et l'énergie, M. José Fernandez, lequel s'exprimait lors d'une rencontre avec la presse maghrébine accréditée à Washington, tenue au siège du département d'Etat et consacrée aux relations économiques entre les Etats-Unis et les pays maghrébins. Abordant l'initiative «Partenariat nord-africain pour les opportunités économiques» (Napeo), M. Fernandez a indiqué que les Etats-Unis avaient eu de nombreuses discussions avec le gouvernement algérien sur la façon dont ils peuvent promouvoir ensemble l'esprit d'entreprise, tout en saluant l'intérêt et les «excellentes réponses» de la partie algérienne pour ce projet. Mettant l'accent sur l'importance de la coopération dans les domaines de la formation, un des principaux volets de Napeo, le même responsable a soutenu que l'esprit d'entreprise n'est pas seulement une question d'investisseurs mais qu'il s'agit aussi de «travailler avec les jeunes entrepreneurs potentiels pour créer de nouvelles entreprises et transformer leurs idées en réalité». Il a insisté, à ce titre, sur la nécessité de partenariats entre les universités algériennes et les instituts supérieurs américains spécialisés dans la formation en matière d'esprit d'entreprise. Outre la nécessité de diversifier les investissements américains en Algérie, le secrétaire d'Etat adjoint pour les Affaires économiques a indiqué que parmi les domaines que les Etats-Unis souhaitent particulièrement renforcer pour améliorer le partenariat économique avec l'Algérie est l'apport de la diaspora algérienne vivant aux Etats-Unis. «L'Algérie devrait faire appel davantage aux membres de sa diaspora qui ont vraiment réussi aux Etats-Unis et qui peuvent devenir des investisseurs», a-t-il avancé. «C'est donc notre défi de trouver des moyens pour encourager les membres de cette diaspora qui ont l'avantage d'être nés en Algérie, qui parlent la langue de leur pays d'origine, qui y ont leur famille, qui veulent faire des affaires là-bas et disposent d'une bonne expérience aux Etats-Unis», a relevé M. Fernandez, qualifiant même l'ensemble de ces avantages de «situation idéale». En outre, une commission interministérielle devrait être mise en place pour élaborer une feuille de route permettant une contribution concrète de cette diaspora dans la création et la promotion de start-up en Algérie. Il est à souligner que sur le plan des échanges commerciaux entre les Etats-Unis et les pays maghrébins, l'Algérie est classée en première position en terme de montant des échanges évalués à 16,2 milliards de dollars en 2011 dont 14,61 milliards de dollars d'exportations algériennes et 1,6 milliard de dollars d'exportations américaines. Selon le dernier rapport de la Chambre de commerce américano-arabe (Nusacc), l'Algérie est suivie, à l'échelle maghrébine, du Maroc qui a eu des échanges de 3,85 milliards de dollars avec les Etats-Unis en 2011 (dont 995 millions de dollars d'exportations marocaines), de la Tunisie avec 938 millions de dollars (dont 352 millions de dollars d'exportations tunisiennes), de la Libye avec 932 millions de dollars (dont 645 millions de dollars d'exportations libyennes), et de la Mauritanie avec 244 millions de dollars (dont 1 million de dollars d'exportations mauritaniennes).