Le wali de Mila a donné, cette semaine, le coup d'envoi de la première phase d'exploitation du périmètre irrigué de Téléghma à partir du barrage de Béni-Haroun. C'est donc à partir de l'exploitation agricole Barguellah-Mohamed, située à Oued-Athmania, que les premiers bénéficiaires, 42 fellahs au total sur 78 dossiers déposés, ont reçu leurs arrêtés d'exploitation pour l'irrigation de leurs parcelles. Cette première phase couvrira une superficie de l'ordre de 1 142 hectares sur un total de 4 447 représentant le périmètre irrigué dans sa totalité, répartis sur les communes d'Oued-Athmania et Oued-Seguen, répartis comme suit : 600 ha pour la culture de l'ail ; 300 ha pour la pomme de terre ; 152 ha pour les légumes secs et les quelques hectares restants profiteront à d'autres cultures maraîchères, comme la carotte, l'oignon, etc. La deuxième phase, qui démarrera probablement vers la fin du printemps, touchera les 3 305 ha restants et qui s'étaleront sur les communes de Téléghma et M'chira, sur une conduite de 56 km alimentée à partir de la station de pompage de Oued-Seguen. Pour rappel, la wilaya de Mila, qui exploite près de 1 900 ha de terre pour la culture de l'ail dont la production avoisine le million de quintaux, couvre, à elle seule, près de 70% des besoins nationaux. A signaler que ledit projet a coûté la bagatelle de 46 milliards de dinars (4 600 milliards de centimes). Le ministre des Ressources en eau, Hocine Necib, a récemment déclaré, lors d'une visite d'inspection à Oum-el-Bouaghi qu'«un plus grand volume d'eau du barrage de Béni-Haroun (Mila) sera mobilisé pour l'irrigation agricole au profit de plusieurs wilayas, à partir de l'année 2018», indiquant que «le volume d'eau destiné à l'irrigation agricole depuis le méga-ouvrage hydraulique de Mila sera mobilisé dès le parachèvement des travaux du tunnel, long de 6 km, entre le barrage d'Oued-Athmania et celui de Béni-Haroun». Et de souligner que cette réalisation permettra le pompage de 23 m3/seconde et alimentera en AEP près de 6 millions d'habitants à travers 6 wilayas de l'Est algérien et permettra, également, l'irrigation de 40 000 hectares de terres agricoles. A. M'haïmoud