Il s'agit de l'association folklorique et culturelle « Ouled Touat de Mostaganem » que réflexion a accueilli dans ses locaux pour raconter le temps d'un forum ; l'historique de son existence, celle des enfants du Cheikh MOULAY EL TAYEB représentée par le président de l'association Mr Farhi Yahi et Mr Assia Abelkader, le secrétaire général. La majorité de nos lecteurs sait que « Ouled Touat » sont des enfants de Timimoune et d'Adrar, comment se fait-il que leur association a été créée à Mostaganem? Le président de l'association, Mr Farhi. Y. nous raconte dans quelles circonstances cette dernière a telle vu le jour. L'association de « Ouled Touat: kheirou khalef, li kheiri selef » Selon notre interlocuteur ; l'association a été agréée en novembre 1974, cependant « Ouled cheikh Moulay eL-Tayeb desquels nous descendons, activaient déjà depuis 1948. En 1954 ; ils ont interrompu leur activité liée à la zaouïa et se sont fixés dans toutes les régions de l'ouest du pays dont Mostaganem pour participer à la résistance face à la conquête coloniale et par la suite à la guerre de libération nationale mais aussi pour fuir la pauvreté qui sévissait dans leur région ».nous explique t-il. Une communauté soudée et solidaire « A Mostaganem, ils se sont constitués en un groupe soudé de 106 membres dont le fondateur fut Abdelrahmane El Ouyahi. C'est à el Derb que l'association a déniché un local qu'elle utilisait comme un espace de stockage de ravitaillement destiné à nourrir toutes les familles sous la gestion rigoureuse de El-Boukhari, Abelrahmane Farhi et Seddik Baali tous les trois membres actifs de cette communauté qui a choisi d'élire domicile à Mostaganem. C'est d'ailleurs dans ce même local qu'ils se réunissaient tous les dimanches pour coordonner leurs actions. » La ouaada, une occasion pour réaffirmer son identité et son authenticité En 1955, l'activité s'est interrompue après le décès de Abdelrahmane Hiha l'un des membres fondateurs pour reprendre en juillet 1966 par l'organisation de la première « Ouaada » Ouadet Cheikh Moulay Tayeb à laquelle ont été invités tous les « fils de Touat » basés à Ain Témouchent, Oran, Saida,Tiaret,Tighennif, Mohamadia etc…Selon les traditions, cette manifestation a duré trois jours. Pour la symbolique elle a eu lieu au cœur de Tigditt au sein de l'école Mehdi Ben Khadda . Mr Farhi.Y nous a détaillé l'activité durant ces trois jours comme suit : Le premier jour, à partir de l'après midi et jusqu'au lendemain, nous pratiquons la « selka » (lecture du coran). Le deuxième jour, c'est le Baroud qui est à l'honneur. Pendant toute la journée nous faisons des « Halka »qui expriment le folklore de notre région d'Adrar et de Timmimoun. Le troisième jour, nous célébrons la « Hadra » de Cheikh Moulay Tayeb. Il s'agit de danses spirituelles. Nous clôturons par el dhikr. Ces mêmes rencontres spirituelles ont lieu dans toutes les régions de l'ouest algérien, là où existent des membres de cette communauté. Depuis, cette manifestation est devenue coutume. Les mostaganémois l'ont appréciée raison pour laquelle beaucoup d'entres eux présentent des aides à l'association. Malheureusement l'activité de l'association a du s'interrompre une seconde fois durant toute la décennie noire. L'association se ressource dans les préceptes du soufisme, de la zaouïa El Tayebia Quinze ans après, soit en 2002 les jeunes enfants de Touat, natifs de Mostaganem ont décidé de reprendre le flambeau dans le but de sauvegarder le patrimoine culturel et soufiste Ce sont donc ceux-là qui constituent l'actuelle « association culturelle et folklorique des Ouled Touat » pourtant l'origine de cette « tarika » est religieuse et non folklorique. Réagissant à cette remarque, le président de l'association a révélé que son association a arrêté comme principale action ; l'organisation des journées nationales de la « tarika El Tayebia » et le patrimoine du Sahara algérien dans la perspective de sauvegarder les préceptes soufistes de la zaouia El tayebia et assurer sa réémergence en matière de dhikr, madih religieux et folklore mais aussi pour faire connaître aux mostaganémois notre culture et surtout pour prouver que les fils de Touat ; même nés loin de leur contexte ; ont su perpétuer leur culture et faire regagner à la tarika El Tayebia ; son audience d'antan. Les échanges culturels, à l'ordre du jour de l'association Ces journées nationales prévues initialement pour le 30 juin mais reportées à cause du retard de l'octroi de la subvention, auront finalement lieu les 15, 16 et 17 septembre 2011 au théâtre de verdure à El Arsa. Y seront invités tous les représentants de la communauté Touat de la région ouest à savoir Témouchent, Tighennif,Tiaret, Mohammadia et aussi des invités de Timmimoun et Adrar. En marge de cette manifestation, les organisateurs feront découvrir aux participants, les vestiges historiques et sites touristiques de Mostaganem. L'association anime aussi régulièrement les festivités nationales locales tel le théâtre amateur scolaire, fête de l'indépendance, saison estivale, festival du Melhoun à Ain Tédelès, El Maoulid El Nabaoui, etc. L'absence d'une structure (Zaouia) à Mostaganem, une réalité handicapante Le président de l'association a souligné que le fait de ne pas avoir un local ; en guise de zaouia ; les handicape énormément. Les membres de l'association se réunissent dans un petit local à saint-jules mais c'est d'une zaouia dont ils ont besoin vu le caractère religieux de leur association. Un lieu donc où ils peuvent faire leur « hadra, dikhr, l'apprentissage des versets coraniques, etc..