La forêt de Chettaba, dans la commune d'Ibn Ziad, a subi en quelques jours les plus grands dégâts jamais enregistrés depuis le début de l'été. Un important incendie, signalé mercredi dernier, a été d'une telle ampleur qu'il n'a été finalement maîtrisé que dans la matinée d'hier. Selon les informations recueillies auprès des services de la Protection civile, un important contingent a été mobilisé dans une région caractérisée par une topographie difficile. Bien que les brigades présentes aient réussi à circonscrire le feu, celles-ci ont été contraintes de maintenir la garde, surtout qu'un retour de flammes favorisé par le vent a été enregistré vendredi aux environs de 22h30. Dans un bilan provisoire, établi hier matin, la Conservation des forêts fait état de la perte de 160 ha de broussailles, ainsi que de 30 ha d'arbres constitués en grande partie de pins d'Alep et de chênes verts. Si la cause de cet incendie demeure pour le moment inconnue, l'enquête des services de la gendarmerie aura à déterminer l'origine du départ de feu, surtout que l'on soupçonne un acte volontaire du côté des éleveurs, qui, chaque année, et comme nous l'avons déjà signalé dans nos précédentes éditions, procèdent au brûlage de vastes étendues pour le renouvellement des pâturages.