Le ministre des Transports, Amar Ghoul affirmé, jeudi dernier, en marge de la visite de travail qu'effectue le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, dans la wilaya de Chlef, que le problème des travailleurs de l'Etablissement de transport urbain et suburbain d'Alger (Etusa) avait été réglé mercredi lors d'une rencontre entre la direction de l'établissement, les travailleurs et des représentants de l'Union générale des travailleurs algériens (UGTA). "L'Etusa est une entreprise économique. Par conséquent, la masse salariale ne doit pas être élevée par rapport aux recettes de l'entreprise, laquelle a bénéficié du soutien de l'Etat", a souligné le ministre. "Oui à toutes les revendications raisonnables des travailleurs mais non aux revendications qui mènent à la faillite", a-t-il soutenu. Précisons que les chauffeurs et receveurs des bus relevant de l'Etablissement de transport urbain et suburbain d'Alger (Etusa), en grève depuis le 11 novembre, ont repris jeudi le travail, a-t-on constaté dans plusieurs arrêts de bus d'Alger, même à la station du 1er Mai, principal lieu de regroupement des grévistes. Des représentants du bureau syndical de l'Etusa, suspendu en octobre dernier ont affirmé qu'ils avaient décidé de reprendre le travail après une réunion tenue mercredi avec le bureau de wilaya de l'Union générale des travailleurs algériens (UGTA), durant laquelle il été décidé de réinstaller le bureau syndical. Le procès-verbal d'installation du nouveau bureau syndical "sera prêt dès demain", ont-ils fait savoir, saluant cette décision qui leur permettra, désormais, de défendre leurs droits d'une manière "légitime". Pour avoir plus de précisions sur la question, les tentatives de contacter les représentants de la direction de l'Etusa et du bureau de wilaya de l'UGTA, ont été vaines. La grève, entamée sans préavis, a duré dix jours. Une reprise progressive a été remarquée mardi suite au verdict prononcé lundi par le tribunal administratif de Sidi M'hamed, qui a jugé la grève "illégale" et sommé les travailleurs de reprendre le travail "immédiatement". Les usagers ont subi, durant cette période, beaucoup de désagréments. La principale revendication des grévistes était l'application de tous les articles de la convention collective signée et adoptée en 1997 avec effet rétroactif et le respect de ses dispositions juridiques ainsi que le rétablissement du bureau syndical pour assurer le dialogue avec le responsable de l'entreprise et le ministère de tutelle.