chinoises se multiplient dans divers domaines et les deux parties comptent également les développer sur le plan économique et particulièrement les secteurs de l'industrie et des travaux publics. C'est ainsi que les deux parties insistent sur la nécessité de diversifier les relations économiques et d'encourager davantage les opérateurs chinois à entreprendre des partenariats dans les activit és de production de biens et de services. Et c'est dans cet ordre d'idée justement que le ministre de l'Industrie et des Mines, Abdessalem Bouchouareb a affirmé que des négociations sont en cours au sujet d'un projet algéro-chinois de montage de véhicules et camions. Le projet dont les travaux seront lancés en 2016 est d'un montant de 200 milliards DA et sera réalisé, par tranches, par des entreprises nationales publiques et privées en partenariat avec des entreprises étrangères. Le ministre n'a pas omis d'ailleurs d'appeler les marques chinoises à développer les activités de sous-traitance et l'industrie de la pièce de rechange en Algérie. Lors d'une conférence de presse animée conjointement par le ministre de l'Industrie et des Mines avec le Président du Conseil pour la promotion de la coopération Sud- Sud de la République populaire de Chine, Lyu Xinhua en marge du forum économique algérochinois, a indiqué qu "Il y a des firmes chinoises qui désirent se lancer dans le montage de véhicules et camions en Algérie". Et c'est donc le plus normalement du monde que M. Bouchouareb annonce qu' "Un projet algérochinois de montage de véhicules qui sera lancé prochainement". Pour réussir ces objectifs le ministre indique également que les autorités algériennes sont prêtes à soutenir les investisseurs chinois pour la concrétisation de leurs projets. Mieux encore, le ministre veut multiplier les relations avec les Chinois dans plusieurs domaines où l'expérience chinoise est indispensable pour l'Algérie. C'est alors que le ministre de l'Industrie et des Mines appelle le partenaire chinois à participer à l'exploitation du gisement de fer de Gara Djebilet (Tindouf) qui "exige une expérience, une technologie de pointe et des ressources financières considérables, des éléments assurés par les entreprises chinoises". D'une réserve de 2 milliards de tonnes de fer, le gisement de Gara Djebilet constitue le "pilier de notre économie future", dira Bouchouareb qui citera également les gisements de phosphate qui pourraient faire de l'Algérie et la Chine des pionniers dans la production d'engrais dans le bassin méditerranéen. Le ministre a également cité le projet du nouveau port commercial du centre (entre les villes de Cherchell et Ténès) qui assurera aux deux pays une ouverture sur les march és africains d'abord puis ceux de la Méditerranée, le sud de l'Europe et les pays arabes dans la perspective de le réussir avec le partenaire chinois. De son côté, venu en Algérie à la tête d'une importante délégation d'hommes d'affaires chinois, M. Lyu Xinhua a indiqué que la Chine était prête à financer les projets de production que l'Algérie compte lancer rappelant que son pays disposait de réserves de changes estimées à environ 4 trillions dollars qui lui permette de financer de nombreux projets dans les pays en voie de développement et prioritairement l'Algérie. Selon le responsable chinois, son pays encourage les entreprises chinoises à aller vers les marchés exté- rieurs notamment en Afrique. D'ailleurs, il est très important de rappeler que la Chine est le premier fournisseur de l'Algérie depuis 2013 avec des échanges commerciaux entre les deux pays estimés à 10 milliards dollars en 2014 contre 6,9 milliards dollars en 2011. Les importations de l'Algérie provenant de Chine s'élèvent à 8,2 milliards dollars en 2014 tandis que les exportations ont été estimées à 1,8 milliards dollars (10e client de l'Algérie), selon les chiffres des Douanes. Pour sa part, le président du Forum des Chefs d'Entreprises (FCE), Ali Haddad a appelé à la nécessité de passer de relations commerciales à des relations basées sur l'investissement productif en Algérie. Le président du FCE indique que le nombre d'entreprises chinoises activant en Algérie a augmenté de plus de 25% ces trois derniè- res années totalisant 793 firmes en 2014. A noter enfin que le Président du Conseil pour la promotion de la coopération Sud- Sud de la République populaire de Chine a eu des entretiens avec le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, le ministre de l'Habitat, de l'Urbanisme et de la Ville, Abdelmadjid Tebboune et le ministre du Commerce, Bekhti Belaib. Ce qui montre vraiment la diversité des domaines visés pour le développement des relations économiques et commerciales algéro-chinoises. L'ALGERIE SATISFAITE DE LA QUALITE DU TRAVAIL DES ENTREPRISES CHINOISES Outre, l'Algérie s'est dite, par le biais de son ministre de l'Habitat, de l'Urbanisme et de la Ville, Abdelmadjid Tebboune, satisfaite de la qualité du travail effectué par les entreprises chinoises, tout en les invitant à investir dans le domaine de la fabrication des matériaux de construction, a-t-on appris samedi de sources locales. Dans le même ordre d'idées, le ministre qui a mis en exergue le respect des délais de réalisation par les entreprises chinoises a, par ailleurs, rassuré que le problème de retard de paiement ne se pose désormais plus. En outre, M. Tebboune qui a tenu samedi à Alger une réunion de travail avec le président du Conseil chinois pour la promotion de la coopération Sud-Sud, Lu Xin Hua, a expliqué que son pays avait adopté une politique de rationalisation des importations et s'était fixé l'objectif de construire des logements à 90% avec des produits locaux. L'Algérie s'est depuis une dizaine d'années engagée dans un programme de construction de logements et autres infrastructures de base. Le savoir-faire et la main-d'uvre chinois y sont largement mis à contribution, selon des observateurs locaux.