Le film sera réalisé en autofinancement et sera diffusé sur la chaîne nationale berbérophone. Plus que quelques jours avant le premier tour de manivelle d'un film «la Décision» qui traitera de ce phénomène nouveau au sein de la société algérienne qu'est le rapt, le kidnapping ou les enlèvements. L'oeuvre du jeune réalisateur, Rahal Mohamed, originaire de la wilaya de Bouira veut mettre sur la table un thème qui donne des frissons dans le dos mais que tout le monde admet comme une fatalité. L'histoire est celle d'un entrepreneur qui un jour par imprudence laisse sa fille dans le véhicule en marche. Les ravisseurs qui le suivaient prennent la fille et exigent une rançon. La suite est un dilemme entre le père et le grand-père. Ce dernier opte pour la dénonciation et le recours à la police, le père lui craint pour sa fille et accepte la demande des kidnappeurs mais n'a pas la somme exigée. Le film sera une suite de faits et de positions autour de la bonne solution... le dénouement de l'énigme donnera raison au grand-père puisque la police arrivera à démanteler le réseau et à arrêter les ravisseurs. Les lieux de tournage sont en grande majorité fixés dans la wilaya de Bouira et les acteurs de jeunes talents recrutés après plusieurs castings et répétitions. Certaines séquences seront prises à Béjaïa, Alger et Tizi Ouzou. Dans un entretien qu'il a accordé à notre quotidien, Rahal Mohamed, originaire d'El Esnam nous précisera que le film sera réalisé en auto financement et qu'il sera diffusé sur la chaîne nationale d'expression berbérophone. Ce qui l'a amené à traiter le thème: que reste-t-il de la prolifération des actes criminels dans la région de la Kabylie où le grand banditisme s'est considérablement accentué à la faveur de la tragédie nationale et à l'instabilité que connaît la région depuis l'avènement du terrorisme? «Chaque jour que Dieu fait nous apprenons à travers la presse des kidnappings. En plus de dénoncer ces actes criminels, nous voulons à travers ce long métrage montrer les divers effets psychologiques, sociaux, économiques... sur les familles concernées. L'histoire de cet entrepreneur est celle de toute personne touchée ou susceptible d'être touchée par pareil acte. La finalité recherchée reste quelles que soient soient les circonstances, il ne faut jamais accepter et se taire. Le kidnapping n'est pas une fatalité mais un acte criminel encouragé par la conjoncture mais et surtout par la soumission des victimes. Plusieurs affaires ont été dénouées grâce la mobilisation et sans payer aucune rançon. Voilà le message que nous voulons faire passer.» nous dira le réalisateur. Parce que le sujet est grave, le réalisateur grâce à l'aide effective de la Dgsn, de la wilaya veut à travers cette oeuvre secouer les consciences.