La Déléguée nationale pour la protection et la promotion de l'enfance, Meriem Cherfi a affirmé, mercredi à Alger, que la protection de l'enfance en Algérie était "une responsabilité collective", indiquant que son Organe avait mis en place les mécanismes indispensables à la protection de l'enfant de toute atteinte, à leur tête, le numéro vert (11-11). S'exprimant lors d'une une conférence organisée par le Conseil national des droits de l'Homme (CNDH) dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de l'enfant africain, Mme Cherfi a rappelé que l'Algérie comptait près de 16 millions d'enfants et "leur protection est une responsabilité collective, chacun depuis sa position", mettant l'accent sur "la nécessité de venir à bout des tous les phénomènes susceptibles de porter atteinte aux droits de l'enfant". Pour ce faire, "l'Organe a lancé plusieurs mécanismes pour recevoir les signalements concernant l'atteinte à ses droits, à leur tête son numéro vert (11-11)", a-t-elle fait savoir. A l'occasion, la Déléguée a relevé la promulgation de plusieurs textes juridiques en matière de protection de l'enfance depuis l'indépendance, dont essentiellement, la Loi de la protection de l'enfant 2015 puisée de la Convention internationale des droits de l'enfant et de la Charte africaine des droits de l'enfance, ratifiée par l'Algérie en 2003, indiquant à ce propos, que "l'Algérie a été toujours parmi les premiers à ratifier tout ce qui a trait à l'enfance". La Constitution algérienne, poursuit Mme Cherfi, a également abordé" tous les droits de l'enfant et est venue avec un nouveau principe " très important, à savoir l'intérêt suprême de l'enfant", ajoutant que les textes juridiques ont également besoin de mécanismes sur le terrain, en vue de veiller à leur application, dont la création de l'Organe national de protection et de promotion de l'enfance (ONPPE), créé en vertu de la Loi de protection de l'enfance et placée auprès du Premier ministre et dont les missions sont, entre autres, la coordination des efforts de tous les intervenants en matière de protection des droits de l'enfance. Dans le but de créer la culture du signalement via le numéro vert (11-11), le texte de la Loi de protection de l'enfant de l'année 2015 stipule " la protection de l'identité de l'auteur de la dénonciation". Lire aussi: La protection des droits de l'enfant en Algérie participe d'une volonté politique au plus haut niveau De son côté, le commandant général des Scouts musulmans algériens (SMA), Abderrahmane Hamzaoui a mis l'accent sur le rôle des scouts dans "l'ancrage de l'identité chez l'enfant", indiquant que les scouts travaillent en collaboration avec l'Unicef sur un projets des savoir-faire de la vie pour permettre à l'enfant de s'adapter aux exigences du siècle dans divers domaines, tout en préservant l'identité". Les SMA travaillent, dans le cadre de l'organisation mondiale des scouts, sur une approche consistant à inculquer à l'enfant la notion du citoyen mondial, pour qu'il puisse s'adapter dans tout autre état ou société, en lui faisant ancrer l'idée de la préservation de l'identité". Les Scouts comptent plus de 120.000 enfants adhérents et aspirent à en attirer davantage dans les prochaines années", a-t-il indiqué, réitérant "son engagement à collaborer avec les différents programmes qui servent l'intérêt de l'enfant et protègent ses droits". Célébrée le 16 juin, la Journée mondiale de l'enfant africain coïncide avec le souvenir douloureux du massacre d'enfants qui ont manifesté à Soweto (Afrique du sud) pour réclamer leurs droits. Des manifestations réprimées par l'Apartheid le 16 juin 1976 et qui ont fait des centaines de morts parmi ces enfants.