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Karima Megtef (Enseignante-chercheur en sociologie à l'université d'Alger)
"La société algérienne vit dans une certaine dépersonnalisation sociale"
Publié dans El Watan le 22 - 05 - 2009

Peut-on parler de ces gangs comme phénomène social ?
Un gang est avant tout une activité sociale et non une activité délinquante : c'est le partage, par plusieurs jeunes, de différentes valeurs. Il s'agit d'abord d'un club social et ensuite, d'une activité délinquante. On retrouve dans cette typologie la petite criminalité : ce sont des groupes qui, en plus d'un comportement incivil, commettent quelques délits : intimidation, vols à l'étalage, menaces… C'est l'image que donnent la plupart de nos quartiers. D'après quelque constats sociologiques, il existe des « gangs criminels » : il s'agit de gangs qui ont un leader identifié et un territoire défini. Ils se retrouvent régulièrement dans le but de commettre différents délits, souvent violents, c'est ce qu'on appelle un phénomène de gang de rue ou violence urbaine. Les chiens dangereux peuvent être une arme.
Ces jeunes parlent de peur ? De quoi s'agit-il ?
La peur sociale comme notion, ou comme comportement ou sentiment, existe dans un contexte : celui de notre société qui souffre d'un symptôme aussi effrayant, la dépersonnalisation sociale. C'est- à-dire un détachement social, un désordre dans les normes et les valeurs. Ce sont des jeunes qui se regroupent pour adopter un comportement déviant. La question du territoire devient alors importante. Ces jeunes se sont approprié un espace qui leur est propre. Reste une approche individuelle du jeune comme acteur social, en définissant son milieu social, bande de quartier, comme fait social. Dans un contexte tel que celui-ci, on remarque que les jeunes sont les premières victimes de la violence, avant même d'en être les auteurs.
Comment évolue ce phénomène ?
Ce phénomène constitue un espace de mutations, de changements. La question qui se pose est : comment peut-on expliquer son explosion ? Les spécialistes y voient une nouvelle forme de délinquance juvénile. Parfois l'appropriation d'un espace répond à un besoin identitaire, dans la conception de nos jeunes de se référer à un groupe. Il n'existe pas réellement de profil type d'une bande ou d'un gang : ce phénomène enrôle des jeunes de 15 à 25 ans. Y appartenir, c'est acquérir une certaine notoriété. A l'intérieur de leurs propres espaces se joue la construction de valeurs et de références propres à ces jeunes. Pour répondre à ce malaise, les institutions de socialisation devraient mener une politique de prévention.


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