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Secteur de la santé à Boumerdès : 50 000 habitants cherchent couverture sanitaire
Publié dans El Watan le 27 - 08 - 2009

Des centres de soins demeurent fermés depuis plusieurs années, d'autres offrent des services très limités . L'absence de médecins pénalise grandement les malades.
Les villageois des communes de Ammal, de Béni Amrane et de Souk El Had qui, si par malheur, se réveillent le matin et manifestent des signes de mauvais état de santé doivent se préparer à un long et harassant périple pour une éventuelle prise en charge. La raison en est que les quelques centres de soins qui existent au niveau de ces zones rurales sont soit fermés ou bien ils offrent des services très limités. Certaines structures existantes sont complètement abandonnées. Le centre de soins sis à Toulmout juste entre les limites géographiques de la commune de Ammal et celle de Béni Amrane reflète bien l'image honteuse que les pouvoirs publics offrent aux citoyens dans le domaine de la santé. Il est fermé depuis deux décennies. Un immense mûrier sauvage et d'autres mauvaises herbes se sont emparés de ce qui était, jadis, l'entrée de deux édifices publics, à savoir le centre de soins et le bureau de poste. « Nous avons maintes fois demandé sa réouverture, mais on fait la sourde oreille. A présent, on est fatigué d'entendre les mêmes prétextes. L'argument de l'insécurité, aujourd'hui, ne convainc plus personne », déplore un habitant de Toulmout. Selon certaines versions, la direction de la santé et l'APC de Béni Amrane se rejettent la responsabilité.
D'un côté la direction de la santé refuse d'y installer son matériel médical tant que de nouveaux travaux d'étanchéité ne sont pas faits. En effet, la bâtisse qui est un bien de l'APC connaît des infiltrations des eaux pluviales par le toit. De l'autre côté, les autorités municipales tardent à entamer les travaux. Ailleurs, la situation n'est guère reluisante. En fait, quand des centres de soins sont ouverts, les prestations sont insignifiantes. « On n'a même pas le droit de voir un médecin susceptible de nous soulager de notre douleur », tel est l'appel de détresse qui revient comme un leitmotiv dans la bouche des malades qui attendent désespérément la venue du médecin pour se faire soigner. Ce cri de non- assistance à personne en danger résonne quotidiennement dans les couloirs des centres de soins des villages de Tassouikt, de Aït Khlifa, de Tiza et de Bouaïdel dans les communes de Béni Amrane et de Ammal. L'absence de médecin dans ces centres ruraux ne peut plus être, à présent, expliqué par des raisons sécuritaires.
L'on affirme que les médecins affectés à ces centres de soins situés en montagne refusent de rejoindre leurs nouveaux postes de travail. Même durant les quelques journées où ils doivent assurer la permanence, ils n'y viennent pas. La présence d'un infirmier ou deux qui assurent un service minimum, tels que les injections et les pansements pour quelques heures de la matinée, ne suffit pas. Même les vaccins nécessaires pour les nouveaux-nés manquent. La ruée vers les secteurs sanitaires des chefs-lieux des communes devient alors incessante. Le centre sanitaire de Béni Amrane est le centre le plus visité. Mais, il n'arrive pas à couvrir toute la demande de prise en charge des patients. Dernièrement, les habitants (50 000) qui vivent dans les trois communes d'Ammal, Souk El Had, Béni Amrane ont été agréablement surpris d'apprendre que le centre de cette dernière assure les soins 24h/24 depuis mai dernier. Trois lits sont installés pour une prise en charge des patients.
Les appareils générateurs d'oxygène, les ECG et les différentes perfusions faites aux malades ont rendu le sourire aux citoyens. Mais la non-ouverture du service de la radiologie qui a été pourtant programmée de suivre dans les plus brefs délais et l'inexistence d'un gynécologue et surtout d'un obstétricien à la maternité continue de pénaliser sans cesse les malades et les femmes sur le point d'accoucher. Le travail d'accouchement se fait uniquement par les sages-femmes. Les grossesses difficiles ou qui représentent des risques sont appelées à voir ailleurs, à Thenia ou à Alger ou dans la plupart des cas chez les cliniques privées. En attente de l'ouverture des centres de soins éparpillés un peu partout dans les contrées rurales et la réelle prise en charge des malades qui passe inéluctablement par la présence de médecins, les villageois continuent de mener un parcours de combattant pour espérer venir au bout de leur souffrance.


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