À Oran, la saison estivale, qui a débuté avant l'heure, mobilise actuellement tous les intervenants impliqués pour offrir aux milliers de vacanciers à la corniche toutes les conditions relatives à un séjour agréable. Evidemment, le rush prévisible des estivants implique de nouvelles dispositions en matière d'hygiène et de sécurité pour faire respecter la réglementation dans cette multitude commerces qui vont fleurir dans les villages côtiers et les 31 plages autorisées à la baignade. Il s'agit aussi de mettre aux normes les activités des 49 établissements hôteliers recensés sur le littoral. Pour M.Bendjenane, cadre à la direction du tourisme, il ne s'agit ni plus ni moins du certificat de conformité exigé pour bénéficier de l'autorisation d'exploitation, soumis aux normes d'hygiène et de salubrité dont le dossier en cours de validité est délivré par les services de la Santé. Tout comme les normes de sécurité impliquant l'avis des services de la Protection Civile. « Pour cette saison estivale, des brigades mixtes, composées d'agents des directions du commerce et du tourisme, seront opérationnelles pour effectuer des missions de contrôles dans tous les établissements concernés, notamment les hôtels, les restaurants, les salons de thé, les crémeries et autres commerces de restauration rapide. Ces opérations visent également les concessionnaires des 14 plages qui doivent être dotées d'un plan d'aménagement, comme il leur est exigé de respecter les clauses du cahier des charges pour l'exploitation des plages, de Bethioua à l'Est, jusqu'à la baie de Madegh, à l'extrême Ouest de la corniche oranaise », a signalé ce responsable en rappelant que les commerces, ouverts dans les 19 autres plages, dites libres et où la baignade est gratuite, sont soumis aux mêmes normes. S'agissant des activités des brigades mixtes, dont les effectifs seront renforcés cet été par des agents de la Protection Civile pour veiller au respect des normes de sécurité, les opérations de contrôle viseront surtout les équipements et les produits de restauration, notamment la chaîne de froid, la congélation, la santé du personnel. « Nous devons exiger l'application de la norme marche en avant, c'est-à-dire que le produit sorti de la chambre froide ne doit plus y retourner », a expliqué M.Bendjenane en soulignant que les brigades exigeront, à chaque visite, la présentation d'un plat témoin pour éviter aux clients de consommer des produits avariés ou d'être victimes de tromperie. D'ailleurs, des arrêtés de fermeture seront proposés, sur la base des procès-verbaux établis par ces brigades, à l'encontre des commerces où les normes d'hygiène ne sont pas respectées. D'autres critères sont mis en avant pour le respect de la réglementation en matière de tenue vestimentaire du personnel qui doit jouir d'une bonne santé, d'affichage de la tarification et du règlement intérieur. Pour ce qui est des activités sur les plages, cette saison estivale verra l'implication des gardes-côtes pour le contrôle du périmètre d'activités du jet-ski dans les limites de sécurité (300 mètres) afin d'éviter de tragiques accidents qui ont déjà mis en péril la vie des baigneurs au cours des précédentes saisons estivales, rappelle-t-on à la direction du Tourisme.