C'est aujourd'hui, à 16h à la salle Harcha, que s'ouvrira par une cérémonie et des combats en éliminatoires la 3e édition de la Coupe d'Afrique des nations de boxe pour les garçons et la 1re pour les filles. 18 nations sont annoncées pour cette coupe continentale qui se déroule du 10 au 17 décembre. Mais la réalité africaine a dicté ses réserves au plan financier et seules 12 seront présentes à Alger. Il s'agit de : Tunisie, Maroc, Egypte, Gabon, Cap Vert, Togo, Seychelles, Ile Maurice, Mali, Côte d'Ivoire, Bénin et Algérie pays organisateur. Néanmoins, à la FAB, on s'attendait jusqu'à la dernière minute à l'arrivée des équipes du Niger, du Bostwana et du Centre Afrique qui avaient confirmé mais qui n'avaient donné aucun plan de vol ou signe de déplacement. Il faut souligner également les défections de la Gambie, du Sénégal, du Cameroun et du Sierra Leone. En somme, 85 boxeurs, dont 17 filles, disputeront cette coupe qui, selon les organisateurs, sera diffusée en live sur Internet. Il est vrai que la revue à la baisse des effectifs diminue de la charge et de l'intensité des combats, mais n'altère en rien le niveau de la compétition. Le président de la FAB, Bessalem Abdallah, nous dira : «Je suis désolé, mais le sport en Afrique a ses freins financiers, même l'assistance des pouvoirs publics fait défaut. Je citerai en exemple le cas du Ghana, dont le président de la Fédération de boxe a voulu acheter les billets d'avion puis se faire rembourser, mais il n'a pas eu de réponse de la part de son ministère.» Concernant les conditions de préparation de l'événement, Bessalem ajoutera : «Toutes les dispositions ont été prises pour réussir l'organisation, cependant je tiens à signaler qu'il y a certains problèmes comme la qualité du ring, une donation de matériel qui a été réglée à deux jours de la compétition avec les douanes et aussi les accréditations qui accusent un retard.»