Les monuments historiques représentent tout un pan de l'identité d'un peuple, les livrer à la déperdition relève du sacrilège l Une véritable campagne de sensibilisation en direction de tous est plus que souhaitable. Les travaux de restauration des trois monuments des sites archéologiques romains de Tébessa, à savoir la porte de Caracalla, la porte de Chella et l'huilerie de Berzguen, suspendus en 2005 par une commission ministérielle au motif d'utilisation de matière non conforme à l'époque, ne reprendront pas. Le projet est définitivement clos, apprend-on auprès de directeur du la culture de Tébessa, Djilali Zebda, lors d'un point de presse animé en marge du 5ème salon des arts plastiques. Notre interlocuteur évoque un autre projet de réhabilitation des ces sites, mais il faudra attendre deux, voire trois ans pour le concrétiser. A titre informatif, il faut savoir que le ministère de la Culture avait prévu la reprise des travaux en 2008 avec une enveloppe de plus 14 millions de dinars, mais il n'en a rien été. Rappelons que la restauration des sites en question a été confiée en 2002 à une entreprise de construction n'ayant rien à voir avec l'archéologie, avec un coût initial dépassant les 41 millions de dinars. Aujourd'hui, la wilaya de Tébessa qui recèle plus d'une centaine de sites archéologiques, voit le dépérissement total de son patrimoine. L'on apprend aussi que l'huilerie de Berzguen, située à quelques encablures de la commune d'El Ma labiod, à 45 km au sud de la wilaya, construite au début du IIIe siècle av. J.-C, et qui fut l'une des plus grandes d'Afrique, se trouve actuellement en ruine après que ses linteaux et colonnes se sont effondrés lors d'une tempête.