Les contrats de pré-emploi confirment de jour en jour que les diplômes universitaires n'ont plus qu'une piètre valeur, celle de garantir à leurs titulaires des postes de travail éphémères dans le cadre du dispositif d'aide à l'insertion professionnelle (DAIP). Après de longues études à l'université, les jeunes diplômés, réduits au statut de chômeurs, sont ridiculisés par des affectations à des postes qui sont loin d'être de leur spécialité. L'exemple nous vient de ces nombreux cas qui viennent grossir les rangs des demandeurs d'emploi, acceptant de prendre possession d'un poste, juste, avouent certains, pour ne pas rester sans rien faire. A ce titre, on ne s'étonne plus de voir une jeune fille titulaire du diplôme, ô combien enviable, de magister en architecture, recrutée à un poste de… secrétaire d'un avocat ! Ce genre d'aberrations sont nombreuses, et on peut citer d'autres exemples de ces diplômés en sciences politiques affectés à des postes administratifs occupés par des agents de bureau dont le niveau ne dépasse guère la 4ème année moyenne. Un jeune titulaire d'un master en électricité est embauché dans un établissement…de santé publique ! Des diplômés en sciences économiques sont réduits à faire le boulot de secrétaires, et des biologistes se résignent à passer le concours d'aide-soignante ! «On ne trouve plus où les caser, les bureaux sont encombrés», ne cesse-t-on d'entendre dans les administrations et autres établissements publics, pour dénoncer les affectations de ces jeunes, victimes d'une gestion défaillante de leur avenir.