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Kamel Djabour (coentraîneur à l'AJ Auxerre) : «Travailler en Algérie serait une grande fierté»
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Publié dans El Watan le 27 - 05 - 2012

Adjoint de Jean Guy Wallemme à l'AJ Auxerre, Kamel Djabour a décidé de continuer l'aventure avec son collègue, malgré la relégation de son club en Ligue 2 la saison prochaine. Depuis son départ d'Algérie, l'élève de la seconde promotion de l'ISTS d'Alger (1984) a fait du chemin en décrochant le DEF (plus haut diplôme du football français). Pour El Watan, il revient sur son actualité et son expérience africaine.
-Jean-Guy Wallemme vient d'être confirmé dans ses fonctions malgré la rétrogradation de l'AJ Auxerre en Ligue 2. Pour quelles raisons a-t-il accepté de continuer l'aventure bourguignonne ?
Au départ, sa venue était liée à l'opération commando visant à sauver le club de la relégation. Je pense qu'il a la confiance des dirigeants qui en ont fait leur favori. C'est la raison pour laquelle il a accepté ce gros challenge.
-Ferez-vous partie de son staff ?
Absolument ! Je repars avec lui.
-Il y a quelques semaines, aviez-vous hésité avant de rejoindre Jean-Guy Wallemme sachant que la mission de sauvetage de l'AJA était difficile ?
Je n'ai jamais eu la moindre hésitation. Je l'accompagne déjà avec la sélection du Congo. Quand le président Bourgoin a appelé Jean Guy Wallemme, la condition sine qua non était que j'en fasse partie.
-En tant qu'entraîneur-adjoint, quel est votre rôle au sein du staff technique ?
J'entraîne comme le coach principal. La seule différence, c'est qu'il a le dernier mot sur le choix tactique. Il est important qu'il n'y ait qu'un seul chef à bord. J'apporte mes connaissances et mon investissement tout en ayant le même discours que l'entraîneur principal. Il faut absolument travailler en osmose et avoir beaucoup d'affinités. Il connaît ma manière d'exercer, mes qualités et mes défauts. Il faut connaître le poste avant de s'engager. C'est difficile, car on a une personnalité et des envies. Il faut savoir où sont nos limites. Beaucoup d'adjoints ne restent pas en place parce qu'ils veulent être entraîneurs en chef.
-Vous l'épaulez également auprès de la sélection du Congo. Votre action est-elle différente?
Ce n'est pas le même travail. Nous n'y sommes pas au quotidien. C'est beaucoup de voyages et moins de terrain. Le gros du travail réside dans la supervision et le relais avec les joueurs. Le rôle de l'entraîneur est de trouver les meilleurs éléments.
-Vous êtes déjà parti exercer sur le continent africain. Qu'avez-vous retenu de cette expérience?
Ce fut une belle expérience ! Dans des pays où il n'y a pas de structures, c'est une vraie richesse que de sortir de bons joueurs. Humainement, c'est extraordinaire ! Là-bas, le foot est plus basé sur l'individu que sur le collectif. Mais cela évolue bien, car ils rattrapent un peu leur retard. Les clubs qui ont des moyens se structurent et font appel à des entraîneurs expatriés.
-Vous avez d'ailleurs managé le Stade Malien et décroché le titre de champion…
Nous avons terminé le championnat avec dix points d'avance, gagné la Coupe du Mali et atteint les huitièmes de finale de la Ligue des champions. On a par ailleurs construit un hôtel avec une dizaine de chambres climatisées, un vestiaire, une salle de restauration, une salle d'animation vidéo. On a également mis à la disposition des joueurs un bus.
-Il semble que vos méthodes aient un peu bousculé les habitudes locales...
J'ai eu raison de mettre en place cette dynamique, car cela a été couronné de résultats sportifs. Avant que j'arrive, les entraînements étaient faits d'un peu de course et d'une opposition car les supporters paient leur ticket pour y assister. Il peut y avoir jusqu'à 5000 personnes dans la semaine qui précède les derbys. Il y a une vraie passion, et sur les seuils des maisons des drapeaux du Stade Malien. A deux ou trois reprises, des femmes mariées sont même venues me voir pour me dire que si je ne gagnais pas contre le Djoliba, elles risquaient d'être congédiées avec leurs enfants. J'ai refusé que les fans décident de l'équipe, tout comme je refusais que les dirigeants accèdent aux vestiaires les jours des matchs. J'ai été décrié, car j'avais osé dire à un des présidents que j'étais le coach quand il a demandé, depuis la tribune, un changement de joueur.
-Etes-vous surpris qu'Alain Giresse n'aie pas voulu reconduire son contrat à la tête des Aigles du Mali ?
Je ne suis pas surpris. Alain pensait avoir fait une bonne CAN et a été exigeant sur certains paramètres. Il n'a pas eu satisfaction concernant ses doléances dans le domaine organisationnel. Comme c'est souvent politique, ils ont voulu mettre un entraîneur national, mais cela ne durera pas longtemps. En Afrique comme ailleurs, si on ne signe pas un document, on n'est pas sûr d'être en poste.
-Son départ peut-il affaiblir une équipe qui commençait à obtenir des résultats ?
Je ne pense pas. Le groupe fonctionnera, mais à l'africaine.
-L'Algérie doit affronter le Mali en juin pour les qualificatifs à la Coupe du monde 2014. Malgré les troubles dans le pays, le match se jouera à Bamako. Comment définiriez-vous le public malien ?
Il est très entier. Les supporters sont chauvins et vont pousser à fond leur équipe. Après chaque victoire, c'est comme s'ils fêtaient l'indépendance. Ils ont un bon groupe qui joue. Le match se déroulera au stade du 26 Mars sur un beau terrain. J'espère qu'il y aura un trio arbitral de qualité.
-Vous êtes issu de l'ISTS en Algérie. Cette formation vous a-t-elle permis d'être au niveau pour travailler à l'étranger ?
Pas du tout ! J'ai refait ma formation en France, car elle ne donne pas la possibilité d'entraîner. Tous mes camarades de promotion n'occupent, aujourd'hui, que des fonctions administratives. A l'époque, le ministère m'avait désigné comme adjoint du sélectionneur national. Je n'ai jamais pu signer mon procès-verbal d'affectation. L'aspect scientifique de l'ISTS m'a apporté des choses, mais j'ai dû me remettre en cause. L'expérience, c'est comme la conduite, on l'acquiert sur le terrain. Je suis donc parti car je voulais connaître le plus haut niveau. J'ai passé le plus important diplôme français, le DEF, en 1992/93 avec Cavalli, Pilorget… Il faudrait permettre aux étudiants de faire plus de stages opérationnels en étant en immersion totale dans les clubs.
-Avez-vous déjà eu des opportunités d'y exercer ?
J'ai reçu un appel, lundi 21 mai, d'un très bon club algérien. J'ai renoncé, car j'avais signé de nouveau avec Auxerre. Il y a quelques années, j'avais été contact avec le président de Chlef pour diriger l'équipe. Le lendemain, Saïb avait été nommé.
-Si l'occasion se présentait, la saisiriez-vous ?
Ce serait une grande fierté. Cela reste mon pays, mon sang et ma chair. J'y ai de la famille. J'ai quand même bénéficié d'une formation algérienne. Mais je n'irais pas n'importe où !


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