Les Ententistes qui mettent, à chaque fois, du temps pour rentrer dans le match n'ont pas dérogé à la règle, une fois de plus. La crainte de mal faire a influé sur le rendement des Noir et Blanc, gênés quelque peu par une pelouse glissante, trempée par la pluie qui s'est abattue, hier, sur la capitale des Hauts-Plateaux où la rencontre s'est jouée dans d'exécrables conditions climatiques. Le placement des athlétiques Burkinabés a compliqué la tâche des protégés de Velud à la recherche de la faille. L'implication des arrières latéraux créant un surnombre en attaque permet à l'Aigle noir d'ouvrir la marque à la 24e minute de jeu. Profitant d'un centre tir du toujours jeune Benchadi, le buteur attitré de l'ESS, Aoudia, en bon opportuniste, catapulte le cuir de la tête, au grand dam du gardien et de la défense de l'ASFA, pris de vitesse. L'ouverture du score obligea les visiteurs à sortir de leur coquille. Une telle approche a laissé des espaces aux Algériens qui mettent le pied sur l'accélérateur. En évoluant tantôt à gauche tantôt à droite, les partenaires de Belkaïd prenant à la gorge leurs vis-à-vis aggravent le score (39') par Madouni qui matérialise le centre du remuant Gourmi. Intervenant à un moment important de la première mi-temps qui n'a pas été un modèle du genre, ce but booste le moral des locaux qui ont failli encaisser un but à l'ultime minute, n'était Khedaïria qui a dégagé en corner la balle de ce diable Ouadragou-Basilou. Mis en confiance par leur avance, les Sétifiens mettent le turbo et inscrivent un 3e but par l'intermédiaire de Gourmi (52') qui reçoit un caviar de ce lutin de Djahnit au four et au moulin. Cette réalisation assomme les Burkinabés à court physiquement, d'autant plus qu'ils viennent juste d'entamer leur championnat. Comme l'appétit vient en mangeant, les Noir et Blanc corsent l'addition à l'heure de jeu par l'entremise de Madouni. Cette réalisation a poussé Velud à opérer des changements en prévision des futures et proches échéances (MCA et CRB) qui attendent son team qui a joué avec le feu en fin de match hitchcockienne.