La prochaine rentrée universitaire ne sera pas de tout repos pour le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (MESRS). Un nombre plus important de bacheliers est attendu dans les campus, faisant monter la pression d'un cran supplémentaire au sein du département de Tahar Hadjar. Avec le nombre considérable de 853 780 candidats au baccalauréat cuvée 2015, celui des futurs étudiants risque d'être tout aussi considérable. C'est du moins ce qui ressort des attentes de la tutelle. Ces lauréats seront, dès lors, tous en quête d'une place pédagogique, mais les campus existants seront-ils à même d'accueillir ces nouveaux étudiants? A Constantine, plus de 8 000 places pédagogiques seront libérées par des diplômés en graduation au profit des nouveaux bacheliers, dont le nombre prévisionnel attendu serait de l'ordre de 70 000, d'après les toutes dernières statistiques établies par l'administration de l'université des frères Mentouri de Constantine (UFMC). L'on croit savoir, à ce titre, que le ministère de l'Enseignement supérieur aurait instruit l'administration universitaire en vue de se préparer à «caser» le maximum d'étudiants cette année. C'est notamment le cas de l'université des sciences islamiques de Constantine (USIC) qui s'apprête à réserver, pour la première fois depuis son inauguration en 1984, 2500 places pédagogiques destinées aux futurs bacheliers, contrairement aux années précédentes où ce nombre oscillait entre 1 000 et 1 500. Les infrastructures pédagogiques suffiront- elles ? Interrogé à ce sujet, le recteur de l'USIC se veut rassurant affirmant que les «infrastructures pédagogiques suffiront amplement, en plus de la sortie d'une promotion de 1200 étudiants». Pour faire face à cette nouvelle fournée de bacheliers, le rectorat de l'université des sciences islamiques envisage également d'étaler les cours de 8 heures du matin jusqu'à 18 heures. Cela, en attendant la réalisation d'une annexe, actuellement en construction au niveau de la nouvelle ville Ali Mendjeli d'une capacité de 4000 places pédagogiques. Cette annexe permettra à cette université de s'agrandir davantage et faire face au flux grandissant des nouveaux étudiants, provenant de tout le territoire national, mais aussi de pays étrangers. Cette future ramification s'ajoutera notamment à l'ex-institut de psychologie attribué en 2010 à l'USIC. Cela dit, au rythme où vont les choses, et au vu du développement urbain et démographique que connaît notre pays, il y aura à l'avenir un nombre de plus en plus élevé de candidats au bac et de bacheliers à caser dans les campus. Partant, l'université algérienne risque fort de ne plus pouvoir assurer une place pédagogique à chaque étudiant, en dépit des annexes éparpillées à travers le territoire.