Des éleveurs d'ovins de la région sud de la wilaya sont inquiets. Et pour cause, leur cheptel est affecté par la variole, une maladie infectieuse grave (appelée également la clavelée) qui se manifeste sous trois formes symptomatiques. C'est une maladie dermatologique hautement contagieuse causée par un poxvirus. Elle provoque une très forte mortalité chez les agneaux d'où de fortes pertes économiques pour les éleveurs. Des éleveurs des localités de Sidi Djilali et d'El Aricha expliquent pourtant qu'ils vaccinent leurs ovins 2 fois par an. «C'est un moyen préventif et puis, c'est obligatoire. La direction des Services Agricoles et la Chambre agricole en font une condition pour que, nous, éleveurs puissions bénéficier des subventions concernant les aliments du bétail», affirme une source de la fédération nationale des éleveurs. Notre source soupçonne une éventuelle inefficacité ou une péremption du vaccin utilisé. Un autre éleveur avoue que le vaccin est carrément introuvable chez beaucoup de vétérinaires privés, ce qui suppose que des ovins n'ont tout simplement pas été vaccinés. Un avis contredit par la direction des Services Agricoles qui rassure que la campagne de vaccination durant la période de mars à août 2015, opérée par 40 vétérinaires, a touché 615 000 têtes et que cette maladie pourrait être causée par le fait que des éleveurs achètent leur cheptel des villes de l'intérieur du pays et qui ne serait pas vacciné. «Le taux de vaccination dépasse 70%, un chiffre que nous considérons comme élevé», estime notre source. La richesse ovine dans cette partie de la wilaya est estimée à 1 000 000 de têtes. «Nous recommandons aux éleveurs de respecter la période de vaccination», conseille la direction des Services Agricoles de Tlemcen.