Le ministre de l'Industrie et des Mines, Abdessalem Bouchouareb, a souligné, hier, en marge du Forum d'affaires algéro-suisse organisé à Alger, que «le problème du foncier industriel sera totalement réglé en juin 2016». Détaillant les décisions qui ont été prises dans cet objectif, il précisera que 8700 ha seront affectés aux entrepreneurs à partir de janvier 2016, auxquels s'ajouteront 4000 avant juin prochain. «Nous avons également évalué les terrains non exploités par les entreprises», ajoute le ministre. Les déclarations de ce dernier interviennent au lendemain de la directive donnée par le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, qui a exhorté lors d'une visite de travail et d'inspection dans la wilaya de Blida les autorités locales à en finir avec le problème de manque de foncier industriel «dans un délai ne dépassant pas les six mois». Par ailleurs, le ministre de l'Industrie a souligné hier que les discussions avec le constructeur français Peugeot sont en voie de finalisation. «C'est une question de semaines, les dernières retouches ont été apportées. Nous sommes tombés d'accord sur quatre modèles de véhicules: C1, 301, 208 et un pick-up, dans un premier temps.» Il précisera que le constructeur Peugeot «viendra en Algérie avec ses filiales qui agissent dans la sous-traitance». Il est à savoir que le problème du foncier a été définitivement réglé avec Peugeot, qui demandait 75 ha et a fini par obtenir une assiette de 100 ha, constituant le site de production d'Oran, en plus d'une assiette de 25 ha destinée aux entreprises sous-traitantes. Questionné sur le recul de l'Algérie dans le rapport Doing Business, le ministre relèvera que «tous les changements ont été apportés après juin 2015», citant «le registre du commerce délivré par voie électronique et le permis de construction délivré en 20 jours». Le ministre ajoutera : «Nous continuons à apporter les changements. Le Premier ministre a demandé une nouvelle matrice et elle sera prête en janvier prochain.» Estimant que «l'amélioration du climat des affaires est une préoccupation majeure du gouvernement», le ministre reconnaîtra tout de même que «l'administration économique est contraignante chez nous et nous sommes en train de faire beaucoup d'efforts. Nous avons ainsi accéléré les choses depuis le 2e trimestre 2014».