Ue équipe de chirurgiens en orthopédie de l'Etablissement hospitalier spécialisé (EHS) de Ben Aknoun a réalisé, les 27 et 28 janvier derniers, la pose de 17 prothèses orthopédiques, sur des patients admis à l'Etablissement public hospitalier (EPH) docteur Okbi de Guelma. «Il s'agit d'une mission de santé publique, entrant dans le cadre d'un jumelage entre les deux hôpitaux à laquelle a pris part tout le staff du service d'orthopédie, paramédicaux et réanimateurs de l'EPH Okbi de Guelma», nous déclare, Abdelghani Fadel, directeur de l'EPH Okbi. Et de conclure: «C'est une excellente initiative! Cela va permettre un échange fructueux de connaissances. Cette mission est conduite par le professeur Abderrahmane Benbouzid.» Invité au bloc opératoire en début de soirée du mercredi, nous avons pu assister au déroulement des interventions. «Cette mission entre dans le cadre d'un jumelage entre l'EPH OKBI et l'EHS de Ben Aknoun chapeauté par le professeur Benbouzid, chef de service orthopédie. En deux journées, 20 patients ont été opérés. Nous avons posé 11 prothèses totales de hanche et 06 prothèses du genou», nous a déclaré le docteur Dahmani Fethi médecin chef du service d'orthopédie de l'EPH OKBI, et de conclure : «Nos malades sont de Guelma, Souk Ahras et Bouhedjar Annaba et des deux sexes, ceux que nous avons opéré sont âgés entre 30 et 70 ans. Ils souffrent depuis de longues années d'arthrose invalidante de la hanche et du genou.» Et de conclure : «Nous avons réussi également une reprise d'une prothèse de hanche réalisée en 2008 au CHU d'Annaba, ainsi que d'autres interventions moins lourdes, soit au total 20 patients opérés.» En effet, la prothèse totale de la hanche (PTH) «qui n'est autre qu'un dispositif articulaire en inox ou en titane et récemment en céramique, implantée dans le corps, dont l'utilité principale et de remplacer toute l'articulation endommagée de la hanche du patient afin de lui permettre une locomotion normale, au même titre que la prothèse totale du genou (PTG), ne sont au final que des articulations artificielles», déclarent des chirurgiens. Et de préciser : «Cependant, la disponibilité des prothèses dans le secteur public est tributaire des commandes. Ce qui explique les longues listes d'attente, contrairement au secteur privé.»