La commune d'El Marsa, à l'est de la capitale, est une commune enclavée, qui plus est ne dispose d'aucun moyen de transport. Les habitants de la commune, particulièrement les étudiants, les écoliers et les travailleurs, rencontrent d'énormes difficultés pour rejoindre leur lieu de travail ou leur établissement scolaire. Entre le siège de l'APC, qui se trouve au centre de l'agglomération, et le premier arrêt de bus, qui se trouve sur la RN 24, il y a plus d'un kilomètre. Au moindre déplacement hors de leur commune, les habitants qui habitent dans ce périmètre doivent marcher sur toute cette distance avant de pouvoir prendre le bus. «chaque matin je suis obligée de parcourir à pied une distance d'au moins un kilomètre pour prendre le bus au le lieudit Quahouet Chergui, et de là sur Alger. En hiver, à 7 heures du matin, il fait encore nuit, le trajet est vraiment dangereux, on risque de nous faire agresser à chaque tournant», confie une étudiante, «il faut qu'on nous assure le transport au moins jusqu'à Bousakloul sur la RN 24», poursuit-elle. Signalons qu'à l'origine de cette situation pénalisante pour les habitants, le refus des transporteurs de transiter par le chef-lieu de la commune. «Les transporteurs qui desservent la commune de Aïn Taya à partir de Quahouet Chergui refusent de passer par El Marsa. Arrivés aux arrêts de bus se trouvant au niveau de l'intersection Doukar Boualem, ils continuent leur chemin soit sur Bordj El Bahri, soit sur Aïn Taya, mais ils ne rentrent jamais à El Marsa», affirme un responsable de l'APC. Pour régler provisoirement le problème, la municipalité avait même proposé de mettre à la disposition des citoyens les bus de l'APC pour leur assurer le transport au moins jusqu'à la RN 24. Cependant, cette ultime solution n'a pas été mise en œuvre et les citoyens continuent de subir les aléas de cette situation pénalisante. Signalons que l'absence totale de transport est propre à la commune d'El Marsa. Toutes les communes de l'est de la capitale sont pourvues de moyens de transport en nombre considérable, hormis la commune d'El Marsa qui fait face depuis des années à ce problème.