La protection civile a organisé, mardi dernier, à quelques encablures de la ville de Tiaret, un exercice destiné à parer à d' éventuels risques d'incendies, suivis d'explosions sur un ou plusieurs pipes-lines. Intervention combinée des éléments de la protection civile, ceux de Sonatrach et des secouristes du secteur de la santé qui, au delà de la simulation, a démontré les limites d'un dispositif en matière d'organisation des secours. Un plan Orsec qui reste à parfaire, en plus du fait que certains des 14 responsables de modules concernés ne semblaient pas, à constater leur absence, mesurer le degré de leur implication dans un tel processus si jamais d'aventure la région serait touchée. Des risques potentiels dont les incendies et les explosions liées à la présence de cinq pipes-lines traversant le territoire de la wilaya sur une longueur de 170 km, dont il faudrait actualiser les données et réunir les moyens destinés à l'ntervention. L'explication préliminaire au premier responsale de l'exécutif avait de quoi susciter l'inquiétude quand on sait que des dizaines de familles continuent d'habiter sous ou près des pipes-lines au niveau de Zaaroura et à quelques niveau des neuf autres communes concernées. A Tiaret, en dépit des craintes et des débats sur le plan ORSEC, il n' y a à ce jour pas de guide comme préconisé par l'ex-APW, ni encore de révision de certains équipements à l'intérieur de la ville, à l'exemple des bouches d'incendie totalement saccagées ou disparues. La simulation intervient, faut-il le rappeler, moins d'un mois après la grande manœuvre régionale, cinquième du genre à l'échelle nationale.