L'Algérie a été élue, hier, par 164 voix,pour siéger au Conseil des droits de l'homme de l'Organisation des Nations unies, dont les membres sont élus par l'Assemblée générale de l'ONU. L'Assemblée générale de l'ONU a procédé à l'élection de 14 nouveaux membres au Conseil des droits de l'homme pour la période 2014-2016, qui pour être élus devaient obtenir au moins la majorité absolue (97 votes). Créé en 2006, le Conseil des droits de l'homme se compose de 47 membres dont les sièges sont répartis entre 5 groupes régionaux (Afrique, Asie, Europe orientale, Amérique latine et Caraïbes et Europe occidentale avec Amérique du Nord). Le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, avait évoqué, en septembre dernier, devant l'ONU, la candidature de l'Algérie pour un siège au Conseil des droits de l'homme, et dont la candidature avait été déposée en février 2012. Dans son discours prononcé lors du débat général de l'AG de l'ONU, M. Lamamra avait souligné que l'Algérie œuvrait, au sein des différentes institutions régionales et internationales et avec ses autres partenaires, « à l'élimination des nombreux obstacles qui entravent l'édification de relations internationales pacifiques, équilibrées et justes ». L'Algérie « cultive les vertus du dialogue et elle est particulièrement attachée à la promotion et à la protection de tous les droits de l'homme », avait-il affirmé, ajoutant que « c'est cet engagement qui motive la candidature de l'Algérie pour un siège au Conseil des droits de l'homme pour la période 2014-2016 ». M. Lamamra avait aussi soutenu que « l'Algérie entend s'investir dans l'amélioration de l'efficacité du Conseil des droits de l'homme, la consolidation du caractère universel et interdépendant des droits de l'homme et la mobilisation de la communauté internationale » dans ce conseil. Il s'agira également de « partager son expérience en matière des droits de l'homme, de s'employer à améliorer ses propres performances », y compris en ce qui concerne l'adaptation et l'harmonisation de sa législation nationale avec les traités internationaux pertinents ainsi qu'à travers une participation accrue de tous les segments de la société dont les femmes qui représentent 31% des députés à l'APN, avait-il encore déclaré. Ce sont tous ces facteurs, avait-il précisé, qui valent d'ores et déjà, à la candidature de l'Algérie au Conseil des droits de l'homme, le soutien de la Ligue arabe, de l'Union africaine et de l'Organisation pour la coopération islamique.