Un plan d'action « Energie alternative » retenu pour trois villes d'Algérie dans le cadre de l'Instrument européen de voisinage et de partenariat (IEV Sud), financé par l'Union européenne, sera lancé « début 2016 » à partir de Batna, a indiqué, hier, le directeur des projets de l'Agence nationale pour la promotion et la rationalisation de l'utilisation de l'énergie (Aprue), Kamel Dali. L'opération, qui concerne dans un premier temps les villes de Batna, Sidi Bel-Abbès et Boumerdès, sera « progressivement élargie à d'autres agglomérations du pays », a indiqué le même responsable en marge de la 4e rencontre technique tenue au siège de la commune de Batna en présence des élus locaux et des représentants du bureau d'études et des instances concernées. Il s'agit d'une rencontre destinée à « apporter les ultimes retouches à ce plan en tenant compte des priorités fixées par la commune de Batna en matière d'énergie », a affirmé Dali, ajoutant que la plan en question sera remis « fin septembre ou début octobre à l'APC qui, à son tour, lancera une campagne de sensibilisation pour réduire l'utilisation de l'électricité et la remplacer par l'énergie solaire, plus propre et moins coûteuse ». La commune de Batna envisage d'exploiter cette énergie alternative pour l'éclairage public dans les écoles et les mosquées avant de l'étendre aux édifices publics et aux immeubles dans le cadre du plan qui s'étale jusqu'à 2030, a indiqué, de son côté, le vice-président de l'APC de Batna, Mohamed El Hani. Des universitaires ont également pris part à cette rencontre qui a permis d'examiner la stratégie à adopter par la commune pour assurer le succès de cette expérience d'intégration des énergies renouvelables.