Les présidents des trois pays frontaliers s'engagent à lutter contre «le terrorisme et à rejeter «les interventions étrangères». Mahmoud Ahmadinejad, Hamid Karzaï et Assef Ali Zardari, les présidents des trois pays frontaliers, s'engagent à lutter contre «le terrorisme» qui «s'étend et menace plus que jamais la région», et à rejeter «l'extrémisme» et «les interventions étrangères». C'était hier, à l'issue d'un sommet tripartite, à Téhéran organisé en marge d'une conférence sur le terrorisme à laquelle ont été conviés les présidents irakien Jalal Talebani, soudanais Omar el-Béchir et tadjik Emomali Rahmon. Dix années après les attentats du 11 septembre qui ont ramené la présence militaire occidentale dans cette région pour faire la chasse aux Taliban et Al-Qaïda, la question de la violence sous toutes ses formes n'est pas réglée. Bien au contraire. Après l'année 2010 qui s'est révélée la plus meurtrière depuis 2001 en Afghanistan (2777 civils ont péri selon l'ONU), aujourd'hui ce pays et le Pakistan qui a enregistré 35 000 morts dont 5.000 membres de forces de l'ordre, ces dernières années, voient même leur existence et leur intégrité «menacées». 60 morts et 120 blessés, tel est le bilan de l'attentat suicide à la voiture piégée, perpétré hier, contre un hôpital de la province de Logar, au sud de Kaboul. Fait sans précédent par la nature de la cible et … deux jours après l'annonce par les Etats-Unis du retrait d'ici 2012 de 33.000 soldats sous prétexte qu'ils ont «brisé l'élan» des Taliban, éliminé Ben Laden et ramené les Taliban à la modération. L'insurrection gagnerait du terrain et en intensité, comme l'affirme le président afghan. Tout en reconnaissant que son peuple veut le départ des forces étrangères, il demande à ses deux voisins de s'impliquer davantage chez lui pour l'aider à instaurer une paix durable. Raison de cette sollicitation qui pourrait surprendre plus d'un, la décision des Américains qui ne savent quoi faire pour récupérer les 1000 milliards de dollars dépensés pour cette sale guerre, d'ouvrir des négociations avec les Taliban dans le cadre de la stratégie «AfPak» (Afghanistan-Pakistan), pour parler sur le partage du pouvoir à Kaboul et à Islamabad et … les armes nucléaires d'Islamabad.