L'ancien capitaine et sélectionneur des Verts, Rabah Madjer, a estimé que la tâche des poulains de Saâdane ne sera pas facile en Afrique du Sud. «Même bien préparés, en jouant comme un seul homme sur le terrain, avec volonté et détermination, ce ne sera pas facile», a indiqué Rabah Madjer, dans un entretien publié dans le numéro spécial «Mondial 2010» du magazine Jeune Afrique. Pour l'ex-sociétaire du FC Porto, «il y a beaucoup à apprendre de ce Mondial, où nous jouerons contre de grandes équipes comme l'Angleterre. Après vingt-quatre ans d'absence dans cette compétition mondiale, l'équipe et le staff sont conscients que le peuple algérien sera derrière eux. L'Algérie a besoin de victoires pour travailler dans la stabilité et la continuité», a ajouté Madjer. Dressant le bilan de la participation des Verts à la dernière CAN, il a déclaré : «Notre équipe a fourni beaucoup d'efforts en Angola et réalisé un très grand match contre la Côte d'Ivoire». En dépit de la défaite en demi-finale, il considère que «nous avons perdu la CAN, mais nous avons gagné une bonne équipe». L'auteur du premier but de l'équipe national de football à Gijon face à l'équipe allemande a par ailleurs plaidé pour un plus grand intérêt à accorder aux entraîneurs africains. Sur les six équipes nationales engagées au Mondial 2010, seuls les Fennecs sont drivés par un entraîneur local. «On a toujours l'impression que nos entraîneurs ne connaissent rien et qu'il faut aller chercher ailleurs pour obtenir de bons résultats. C'est une mauvaise politique dont on voit les conséquences dans certains pays», a-t-il constaté, tout en exprimant sa conviction en concluant : «Nos entraîneurs sont capables de faire aussi bien que les autres. Il faut savoir les mettre en valeur».