Dispositifs ■ La police du métro a assuré la sécurité de près de 3 millions (2 798 699) de voyageurs utilisant le métro d'Alger pour leur déplacement quotidien dans la période allant du 1er janvier au 28 février et «aucune agression ni vol n'ont été signalés». C'est ce qu'a tenu à faire savoir hier le directeur de la communication et des relations publiques de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN), le commissaire divisionnaire Djilali Boudalia. Une occasion pour lui de se féliciter de ces «résultats positifs» qui sont le fruit du «professionnalisme» des forces de police opérationnelles qui opèrent sous les orientations de la DGSN pour la réalisation de la sécurité du pays et la protection des biens. Il faut dire que la police du métro n'a pas lésiné sur les dépenses pour se doter de ce qui se fait de mieux en matières d'équipements de pointe, notamment ceux portant sur le matériel de détection d'explosifs et autres matières de nature à attenter à l'ordre public. M. Boudalia a, à ce propos, tenu à faire état de l'intensification du dispositif sécuritaire dans toutes les stations et à l'intérieur des compartiments du métro. «Les usagers du métro apprécient le professionnalisme des services de police et reconnaissent les efforts consentis par la DGSN pour assurer la sécurité du citoyen et de ses biens», s'est encore félicité M. Boudalia. Il faut dire qu'en la matière, nombreux sont les usagers qui affirment qu'aucun autre moyen de transport ne leur procure autant «le sentiment de sécurité». «D'autant que, outre la présence des forces de l'ordre, ce sont les exercices de simulations d'incendie qui font montre du sérieux en matière de gestion de la sécurité», affirme un usager. Des opérations qui se veulent dans le sens de parer à toute éventualité, à l'instar de celui qu'a connu, il n'y a pas si longtemps le tunnel entre les stations Le Jardin d'Essai et Les Fusillés à Alger. La simulation avait alors consisté à maîtriser un départ de feu dans une cabine d'une rame de métro suite à un freinage qui a engendré énormément de fumée et provoqué deux décès et plusieurs blessés parmi les usagers du métro. «Ce type d'exercice vise à évaluer les capacités de réaction et d'intervention des différentes équipes de secours lors de cet accident», indiquent les experts. Il s'agit également d'évaluer les procédures de coordination entre les différents intervenants : Protection civile, police du métro et l'exploitant (RATP), indiquait à l'issue de cette opération, le lieutenant-colonel Farid Nechab, sous-directeur des études et de la réglementation à la Direction générale de la Protection civile. Pour la petite histoire, le respect du timing et la parfaite coordination des secours avaient permis de maîtriser le sinistre et la sécurisation du site, conformément au plan d'intervention mis en place.