De nouvelles infrastructures industrielles seront réalisées au cours des années 2010-2011. Selon le ministre de l'Industrie, de la Petite et Moyenne entreprise et de la Promotion de l'investissement, celles-ci «donneront l'élan escompté à la production industrielle, sachant que des études y afférentes sont en cours de finalisation et permettront de prendre en charge un programme d'investissement de 540 milliards de dinars au profit du secteur public qui n'a bénéficié d'aucun programme depuis plus de vingt ans». Intervenant jeudi dernier à l'Assemblée populaire nationale (APN) lors d'une séance plénière, Mohamed Benmeradi a également fait savoir que 450 milliards de dinars ont été consacrés pour l'amélioration de la production industrielle, tous secteurs confondus. Une politique gouvernementale tracée dans le cadre de la stratégie industrielle, dont la réussite reste également tributaire des performances et réalisations du secteur privé. A propos justement du privé, les pouvoirs publics ont élaboré un programme national d'assainissement des entreprises, doté d'un montant de 386 milliards de dinars au profit de 20 000 petites et moyennes entreprises. Le gouvernement aspire à assurer une croissance soutenue «d'autant que 80% des potentialités de production sont exploitées à moins de 50% de leur capacité», a-t-il dit. Pour ce qui est du secteur industriel public, il poursuit toujours sa restructuration, selon le ministre. La même source a précisé, dans ce sens, qu'«une cimenterie a été créée en 2002 à la faveur d'un programme d'investissement de 141 milliards de dinars pour la production de 20 millions de tonnes de ciment par an à l'horizon 2020». Cela permettra, aux dires du ministre, en plus de la production du secteur privé, «la couverture des besoins nationaux et l'exportation d'une partie de la production». En réponse à une question sur l'industrie pharmaceutique en Algérie, M. Benmeradi a indiqué qu'un programme de développement du groupe Saidal a été adopté par le Conseil des participations de l'Etat et doté d'un crédit d'investissement appuyé par le Trésor public de plus de 16 milliards de dinars pour la réalisation de six usines de production de médicaments. «A l'horizon 2020, la production pharmaceutique connaîtra une relance qui permettra une couverture à 100% des besoins du marché. Le gouvernement a adopté une série de mesures pour améliorer la place de Saidal dans la production nationale et le développement du secteur de la production pharmaceutique, notamment l'interdiction de l'importation de médicaments fabriqués localement et l'obligation d'un partenariat avec un opérateur algérien pour les investissements étrangers, conformément aux dispositions de la loi de finances complémentaire 2009», a ajouté M. Benmeradi. Le marché national de l'industrie des médicaments représentait 170 milliards de dinars (1,450 milliards d'euros) en 2009, alors que les importations sont estimées à 900 millions d'euros, dont 152 millions d'euros pour la pharmacie centrale et 35% des importations sont des médicaments génériques. «La production nationale couvre seulement 38% des besoins du marché national. Le marché algérien de l'offre est constitué de 326 laboratoires, 55 producteurs, 133 importateurs, 95 vendeurs en gros et 9 000 pharmacies», ajoute-t-il plus loin. S. B. Installation du constructeur Renault en Algérie : «Pas de réelles négociations» En réponse à une question sur un projet du constructeur automobile français Renault de fabriquer des véhicules en Algérie, le ministre a affirmé qu'il «n'y avait pas de réelles négociations avec cette société sur la construction de véhicules en Algérie», évoquant des projets en cours d'études préliminaires. «Ce constructeur français est prêt à investir en Algérie, après le rejet de sa première proposition», a ajouté le ministre qui a souligné que «des études en cours actuellement au niveau de l'administration n'étaient pas encore parvenues au niveau du gouvernement». S. B.