Touahri : «Il ne faut pas s'enflammer» L'intervention de Faycal Bensemra dimanche soir sur les ondes de la chaîne 1 a encore une fois prouvé les divergences qui existent entre lui et le premier responsable du club, Mohamed Laïb. Par des propos acerbes, le premier vice-président du club n'a pas mâché ses mots pour fustiger le président pour sa gestion qu'il juge anarchique. En donnant plusieurs arguments comme celle relative à la libération de Yachir, Bensemra laisse planer le doute quant à la gestion financière du président. Pour l'instant, ce dernier, dont l'état de santé est à la limite critique, ne veut pas répondre à son adjoint. Il préfère encaisser que de s'engager contre son premier vice-président dans un bras de fer dont les conséquences pourraient été néfastes pour l'avenir du club Réunion d'urgence entre actionnaires Désabusé par tout ce qui se passe à la tête du club après les interventions médiatiques de Faycal Bensemra, le conseil d'administration a décidé de se réunir en urgence pour débattre de la situation conflictuelle. Par rapport à ce que l'on a appris, il faudrait s'attendre à des décisions importantes. On en saura plus dans les heures qui viennent. Lobos toujours au service de l'USMH Malgré son retrait de l'équipe dirigeante depuis plusieurs mois en raison de ses obligations professionnelles mais aussi pour mieux s'occuper de ses affaires personnelles, Lobos s'est toujours montré disponible pour servir l'équipe, notamment dans les moments difficiles. L'ancien premier vice-président est resté près de l'équipe. Tout le monde à El Harrach témoigne sa reconnaissance à l'égard de celui qui a été souvent désigné comme étant l'un des plus disponibles et honnêtes dirigeants qui ont eu à encadrer le club. Avant-hier, au moment où l'équipe venaient d'élire domicile à Tipasa, les membres du staff médical ont demandé à la direction le renforcement de la pharmacie par l'achat de produits pharmaceutiques, ce dirigeant de l'ancien bureau a vite réglé ce problème en envoyant le soir même un véhicule plein de médicaments . ------------------- Touahri : «Il ne faut pas s'enflammer» Alors qu'il pourrait être orphelin de son partenaire en attaque, Samy Yachir, durant la phase retour, Amine Touahri ne se met pas plus de pression et sait que le maintien au moins sera assuré. Comment se passe la préparation jusqu'à présent ? La préparation se passe relativement bien. Comme chaque préparation, elle est assez difficile, nous courrons beaucoup parce qu'il faut rattraper le retard accumulé sur le plan physique. Mais tout se passe bien. Nous avons déjà joué un premier match amical à Blida contre l'USMB et nous devons enchaîner avec d'autres rencontres. En terme de séances, cela se passe comme toutes les préparations. C'est assez dur au début, mais c'est normal. Vous aurez à disputer trois matches amicaux pour un stage de huit jours, c'est beaucoup par rapport aux autres équipes de Ligue 1. Vous êtes d'accord avec ce choix ? Honnêtement, je pense que nous les joueurs, nous préférons jouer au moins tous les trois jours, c'est plus intéressant que de s'entraîner. C'est vrai que ça fait beaucoup de matchs amicaux, mais le coach fait tourner les joueurs, chacun joue une mi-temps voire un peu plus maintenant, donc nous, en tant que joueurs, nous préférons ça. Avant la victoire face à l'ESK en coupe, vous aviez obtenu un nul contre le CRB et concédé une défaite à domicile contre le WAT. Ces résultats vous ont-ils inquiétés ? Non, ça n'inquiète pas et puis c'est normal qu'une équipe perde un match à domicile. L'essentiel est de savoir tirer les enseignements après une défaite pour se corriger. Après un début de saison en fanfare, votre équipe a souvent trébuché par la suite. Cela l'a fait reculer au classement où elle a terminé la phase aller à la sixième place… C'est vrai qu'à plusieurs reprises on a trébuché comme face à l'ASO et le MCA et au Khroub contre l'ASK. Après ça, nous avons fait une bonne opposition contre la JSMB à Béjaia et face au CRB et on sait bien que le Chabab joue bien au ballon et nous avions réussi à bien nous en sortir face à lui. La victoire contre le MCEE a confirmé tout ce que nous avions fait depuis le début, nous avons mis trois buts, c'est intéressant. Mais nous ne nous étions pas affolés par rapport à ça, c'est normal. Le départ annoncé de Yachir vous met-il personnellement plus de pression sur les épaules ? Moi, je ne le vois pas comme ça. Ce sont ses intérêts et c'est à lui de se débrouiller par rapport à ça. Plus de pression pour moi ? Je ne sais pas, c'est clair que Yachir est un élément de notre effectif et surtout offensivement, mais on ne sait pas s'il va laisser un vide. On verra durant la phase retour. Nous essaierons de faire sans lui s'il n'est plus là, mais je pense que la force de l'USMH c'est l'équipe et pas les individualités. Les joueurs qui seront là vont tout faire, avec notre esprit de groupe qui est notre plus grande force à El Harrach. C'est ça notre force, nous allons nous baser sur ça comme la saison dernière. Quels sont les objectifs du club cette saison ? C'est très compliqué à dire. Nous ne savons pas trop et ce n'est vraiment pas évident à dire. Le championnat de Ligue 1 est très difficile, alors nous allons essayer d'assurer le maintien. Après, nous verrons bien, nous n'allons pas nous fixer d'objectifs. En première partie de saison l'an passé, tout le monde s'est enflammé en voyant que nous étions parmi les trois premiers à la trêve, et en fin de compte nous avons terminé à la quatrième place. Cette année, nous n'allons pas nous enflammer. Nous allons essayer d'assurer le maintien et ce serait déjà une bonne chose et nous verrons ensuite si nous pourrons avoir d'autres opportunités. Pour l'instant, nous allons faire un peu comme les clubs formateurs et obtenir une place honorable et ce sera déjà très bien ! Vous avez marqué quatre buts la saison passée en Ligue 1, vous êtes-vous fixé des objectifs personnels pour cette saison ? Non, c'est trop dur de se fixer des objectifs. C'est vraiment compliqué, je ne suis pas attaquant de pointe, c'est toujours risqué. Je ne me fixe pas d'objectif en nombre de buts mais d'être le plus décisif possible, le plus efficace pour mon équipe. Si je peux faire mieux que la saison dernière, ce sera tant mieux, mais être décisif, c'est ça qui m'importe. ------------------- Charef augmente la charge de travail Depuis leur arrivée à Tipasa, les joueurs de l'USMH sont soumis à un programme de travail physique très chargé. Très souvent dépassés par le rythme et l'intensité que leur impose le coach, certains éléments parmi les plus jeunes n'arrivent pas à tenir le coup. C'est le même cas pour les autres qui arrivent difficilement à tenir le rythme. En effet, les entraînements aussi poussés que ceux auxquels sont soumis les joueurs de l'USMH depuis leur arrivée sont dignes d'une équipe professionnelle de haut niveau. Un exemple : une séance d'entraînement chargée ne dure pas moins de trois heures. ------------------- Les joueurs soumis à une discipline militaire C'est à un régime rigoureux et une discipline de fer que les joueurs harrachis sont soumis depuis leur arrivée Tipasa. Il faut reconnaître qu'à l'intérieur de l'hôtel, les joueurs sont isolés du monde. Même si Charef accorde à ses joueurs chaque soir à partir de 20 heures 30 un quartier libre d'une durée qui n'excède pas une heure pour leur permettre de marcher un peu, n'empêche qu'il ne tolère aucun retard après 21h30. ------------------- Le départ des «vedettes», une aubaine pour les jeunes Selon de nombreux observateurs, le départ de certains éléments parmi les cadres de l'équipe est une bonne chose pour certains jeunes issus du réservoir comme Abid et les nouvelles recrues de l'été dernier à l'instar de Saha. Ces éléments auront sûrement l'occasion de jouer plus souvent durant la phase retour. Mais pour y arriver, ils doivent travailler beaucoup pour pouvoir acquérir l'expérience requise pour être les dignes successeurs des joueurs qui sont partis. ------------------- Qui remplacera Yachir ? Celui qui semble tenir la corde est sans aucun doute un émigré qui a évolué la saison passée dans un club amateur de la région sud de la France. Ce dernier, dont on dit beaucoup de bien, est déjà sur place à Tipasa pour être supervisé par Charef. Le coach harrachi devra, à l'issue de ce stage, prendre une décision concernant ce joueur. Il y a enfin une autre possibilité, c'est celle de titulariser Saha. Ce dernier, qui n'a pratiquement pas joué durant la phase aller, a comme il nous l'a fait savoir dans l'entretien qu'il nous a accordé, une folle envie de rattraper le temps perdu et de montrer ce qu'il sait faire. ------------------- Ils viennent du Nord de la France Sadki Goual et Ghili en stage avec l'USMH Les trois émigrés qui ont débarqué hier et avant-hier à l'hôtel le Grand Bleu, à Tipasa, pour subir des essais, ont, après seulement deux séances d'entraînement, donné un aperçu sur leurs capacités. Il s'agit du milieu de terrain défensif Karim Sadki, âgé de 24 ans. Formé à Lille OSC, il a aussi évolué au Qatar et au Sultanat d'Oman. Il a fait un passage à l'USMAn, il y a deux ans. Actuellement, il joue à Arras, une équipe de CFA. Le deuxième joueur répond au nom de Abdelkrim Goual, un milieu de terrain polyvalent de 23 ans formé à Valenciennes (équipe de Kadir). Il a joué avec la réserve de cette formation, avant son départ pour WASQUEHAl. Enfin, le dernier n'est autre que Mustapha Ghili qui est arrivé hier matin. C'est un milieu de terrain offensif de 26 ans formé au Red Star 93. Il a joué à Noisy-le-Sec (équipe de Nasser Sandjak). Actuellement, il joue sous les couleurs de Jadrancy (CFA) avec qui il est arrivé en 8es de finale de la Coupe de France. Il a déjà été suivi par l'ES Sétif il y a deux ans et le WA Tlemcen lors du dernier mercato. N. R.