Chose promise, chose due… Très bonne nouvelle pour les usagers du train sur la ligne Alger - Tizi Ouzou. Le voyage en 40 minutes, c'est désormais possible, et ce, grâce à l'entrée en exploitation de la ligne ferroviaire dès ce samedi 15 Avril comme l'a annoncé le ministre des Transports et des Travaux publics M. Boudejmaa Talai. Les usagers de cette ligne peuvent enfin voyager confortablement à bord d'un train de grande sécurité de dernière technologie et effectuer le trajet en un temps record. Pas moins de six navettes quotidiennes, y compris les vendredis et samedis, de 6h à 20h, sont mises à la disposition des voyageurs pour un prix du trajet à 170 dinars. Ainsi le premier responsable du secteur a tenu ses engagements pour achever tous les projets déjà entamés, et de faire des études approfondies pour relancer les projets qui ne sont pas encore entamés.
Projet livré Parmi les principaux projets réalisés, il y a la ligne entre Tizi Ouzou et Alger, dont l'exploitation commerciale a commencé depuis samedi (15 avril). Il y a aussi la ligne Saida - Moulay Slissen, sur 120 kilomètres. Les gens de Saida l'attendent avec impatience. Par ailleurs, d'ici décembre 2017, il y aura une ligne entre Sétif et El Gourzi sur 108 kilomètres. Enfin, nous procéderons à la réalisation de G-RVB (renouvellement voie et ballast) sur 172 kilomètres, notamment entre Souk Ahras et Kouif, Tebessa et Djebel Onk, ainsi qu'entre Ramdane-Djamel et Constantine.
Une ligne attendue depuis longtemps Confiée à un groupement d'entreprises composé de Texeira Duart (Portugal), Ozgun (Turquie), ENYSE (Espagne) et ETRHB Haddad, cette voie ferrée mesure en tout 50 kilomètres. Elle dessert huit stations : Si Mustapha, Les Issers, Bordj Menaiel et Naciria dans la wilaya de Boumerdès, et Tadmait, Draâ Ben Khedda, Boukhalfa et le centre-ville de Tizi Ouzou. Sa réalisation a également impliqué la modernisation et l'électrification de la ligne Tizi Ouzou-Oued Aïssi sur 14 kilomètres. Montant total du projet : 57 milliards de dinars, selon l'Anesrif. Le projet a nécessité la mobilisation de 900 employés permanents et temporaires. Cette ligne permet de relier Tizi Ouzou à Alger en moins d'une heure avec une moyenne de deux trains par heure et par sens, contrairement à l'ancienne ligne dont le temps de parcours dépassait les deux heures. Il s'agit d'une ligne à voie unique, dotée d'une plateforme pour une éventuelle pose d'une deuxième voie qui permet la circulation des trains à une vitesse qui peut atteindre les 160km/h. " Grâce à cette plateforme, on pourra poser une deuxième voie si jamais le trafic est plus important que prévu ", détaille M. Fridi. La ligne est ponctuée de 41 ouvrages d'art dont 4 viaducs, offrant une vue imprenable sur des reliefs de la Kabylie. Elle est également composée de 4 tunnels dont un tunnel long de 1,5 kilomètre, situé sur le territoire de la localité de Naciria. " Ce projet a nécessité la construction d'importants ouvrages d'art. En linéaire, les ouvrages d'art et les soutènements font 2,4 kilomètres. Quant aux tunnels, ils font 2,8 kilomètres ", précise le patron de l'Anesrif.
Le premier essai réussi Le train électrique flambant neuf emprunte la nouvelle voie ferrée, observe un arrêt à la gare de Bordj Menaïel. Pour ce premier essai, la vitesse n'a pas dépassé 70 km/h alors qu'elle peut théoriquement atteindre 160 km/h. La vitesse a été fixée à 100 km/h pour les premiers mois de sa mise en service. Visiblement satisfait, le ministre des Transports, explique que la vitesse des trains augmentera " graduellement " après la clôture totale de la ligne. " Si elle (la ligne) est conçue pour 160 km/h elle fera du 160. Mais pour cela, il faut protéger toute la ligne ", affirme-t-il. Pour lui, cette ligne sera d'un grand apport pour les habitants de la région. " Nous avons pris l'engagement avec les habitants des wilayas de Boumerdès et de Tizi Ouzou de mettre en exploitation cette ligne au mois d'avril. Nous y sommes et nous sommes dans le train (…) Ce train, qui sert le développement économique et social de la région, est d'un grand apport pour les habitants de la région ", se réjouit-il.
Quatre projets financés par la BM Il est utile de noter que quatre (4) projets pilotes dans les transports susceptibles d'être retenus pour un financement par la Banque mondiale (BM), après décision du gouvernement, ont été examinés jeudi à Alger à l'issue d'une rencontre sur le Partenariat public-privé (PPP). Il s'agit du projet du péage sur l'autoroute Est-Ouest, et de la ligne pilote de bus à haut niveau de services (BHNS) qui doit relier Tafourah à l'Aéroport international Houari-Boumediène (20 Km) avec un partage du financement entre le secteur public et le privé, a indiqué le directeur général des Infrastructures au ministère des Travaux publics et des Transports Boualem Chetibi. Les deux autres projets concernent le métro d'Oran (19,7 km avec 20 stations) et dont le coût total estimatif est de 168 milliards de DA ainsi que le projet d'extension du métro d'Alger (Place des Martyrs à Chevalley) sur une distance de 9,5 km avec 8 stations, a-t-il ajouté. Le coût global du projet d'extension de métro d'Alger est estimé à 74 milliards de Da avec un trafic prévisionnel de 40.000 passagers/heure, a-t-on indiqué lors des travaux de cette rencontre qui a réuni des cadres des différents secteurs (Transports et travaux publics, Santé, énergie, industrie) avec des experts de la BM. Ces projets feront l'objet d'une étude de faisabilité dans le cadre du PPP avec le soutien technique et financier de la Banque mondiale après décision du gouvernement, a précisé M. Chetibi. M. Chetibi a précisé que les quatre projets sont susceptibles d'être retenus pour un financement par la Banque mondiale dans le cadre du PPP, notant que la BM assure l'accompagnement technique ainsi que le financement des études d'expertises. Ce même responsable a ajouté que compte tenu de la conjoncture économique actuelle, on ne devrait pas compter sur les financements de l'Etat, il faut cibler d'autres sources de financement et s'associer positivement dans la démarche du gouvernement pour soutenir et promouvoir la croissance économique.
Livraison de six gares de péage au 1er semestre 2018 M. Ali Khlifaoui, directeur général de l'Agence nationale des Autoroutes (ANA) a indiqué, hier que les six gares de péage de l'autoroute Est-Ouest, au niveau de la wilaya de Bouira seront livrées "au premier semestre 2018. " Tout en avançant que les travaux sont en cours de réalisation pour ces stations de péage installées au niveau de six échangeurs de la wilaya à savoir deux de Bouira, ainsi que celui de Djebahia, Lakhdaria et Ahnif, El-Adjiba, a expliqué le directeur de l'ANA. Au niveau de la gare d'El-Adjiba et celle d'Ahnif, les travaux avancent à "un rythme moyen". Les entreprises continuent de terrasser les sites des projets, a-t-on constaté sur place dimanche. Selon les responsables de l'AGA, pas moins de 48 gares d'accès sur échangeurs, sept gares d'accès en pleine voie, 22 centres d'entretien et d'exploitation, 76 aires de repos et 42 aires de services seront réalisées sur l'autoroute Est-Ouest. Quant à la tarification qui sera appliquée, une fois les projets achevés, l'ancien ministre des Travaux publics, M Abdelkader Ouali avait assuré en mars 2016 que celle-ci sera "raisonnable et prendra en considération des facteurs socio-économiques". "Cette tarification sera calculée en fonction de la nature du véhicule, de son volume, ainsi que des coûts des services assurés aux usagers de l'autoroute", avait-t-il expliqué lors d'une visite de travail effectuée dans la wilaya de Tlemcen, ajoutant que cette opération se fera sur la base d'une étude approfondie qu'entreprendront l'Agence nationale des autoroutes et l'Algérienne de gestion des autoroutes (AGA), en coordination avec un bureau international spécialisé.
Un nouveau Code de la route Il y a une nouvelle loi qui va régler le problème de circulation routière, qui prévoit un nouveau Code de la route, le permis à points, etc. Tous les textes d'application sont prêts et nous allons les passer rapidement, a ajouté M. Talai. Il y a de nouvelles réglementations pour les camions, le transport de marchandises, de personnes. Il faut également un texte d'application et un décret pour la mise en place du chronotachygraphe. Il y a également de nouvelles réglementations pour les auto-écoles. Nous avons passé un texte sur le contrôle technique des véhicules. À partir du moment où la loi a été publiée, les textes d'application doivent suivre immédiatement. Nous sommes prêts. Nous devons passer par le gouvernement, mais ce qui est bien est que ces textes sont programmés immédiatement. L'effet que l'on attend de cette loi est la réduction du nombre de morts sur la route, et pas plus. C'est l'essentiel.
Contrôle technique automobile Du nouveau pour le contrôle technique automobile. Pour faire face à la congestion des agences de l'Enacta, le ministère des Transports a pris trois mesures. " Nous avons autorisé le contrôle technique automobile sans limite géographique, rallonger le temps de travail jusqu'à minuit et supprimer les quotas imposés aux agences de contrôle ", détaille le ministre des Transports et des Travaux publics Boudjema Talai, dans une déclaration à TSA. Les nouvelles mesures sont contenues dans un décret qui a été adopté mercredi dernier par le gouvernement, selon le ministre. Le nouveau décret remplace l'ancien texte qui a fixé des quotas aux agences de contrôle. " Nous avons rallongé le temps de travail dans les agences jusqu'à minuit, sans toucher toutefois au temps de contrôle des véhicules qui est fixé à 20 minutes ", précise M. Talai. Ces mesures ont été prises pour décongestionner les agences de contrôle automobile notamment à Alger. Depuis le début de l'année, il faut se lever très tôt pour trouver une place dans les agences de contrôle.
Rester crédibles M. Talai, a annoncé récemment lors d'un entretien accordé à TSA, que les projets à caractère économique qui ont une relation directe avec le développement et ont une rentabilité doivent être réalisés. Pour les autres projets, quelle que soit leur nature, qui ont été inscrits puis gelés, leur reprise est conditionnée par ces éléments de maturation et de rentabilité économique. D'un autre côté, le ministre a estimé que pour pouvoir avoir la bonne estimation du coût du grand port du centre, il faudra mener à terme l'étude de l'avant-projet détaillé, comme l'architecture du port de manière détaillée (emplacement, configuration…). Nous avons même réalisé le modèle réduit, sur lequel nous faisons des essais, pour voir le comportement des digues et des ouvrages. Toutes les études sismiques, d'environnement… Tout cela a été fait, a ajouté M. Talai Ainsi, si les accords sont donnés par le gouvernement, les travaux seront lancés vers la fin du premier semestre 2017. Le coût de réalisation est fixé à 3,6 milliards de dollars pour la totalité du port, clés en main, y compris l'autoroute qui doit relier le port à El Affroun. En ce qui concerne la nouvelle aérogare d'Alger, elle sera livrée à la rentrée, selon le ministre, en mettant en garde la Société de gestion de l'aéroport, afin de respecter les délais. Un engagement ne peut être fiable que s'il est respecté. Sinon nous ne sommes plus crédibles, a-t-il ajouté.