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Le nouveau cap d'Alger
Relations Algéro-Françaises
Publié dans Le Midi Libre le 10 - 05 - 2021

L'Algérie est en train de tracer les contours de sa nouvelle relation avec la France. Par touches successives, Alger est en effet sur la voie de redessiner la nature même de sa relation avec Paris, et ce en clarifiant davantage sa position sur l'épineuse question de la mémoire et de l'histoire commune.
L'Algérie est en train de tracer les contours de sa nouvelle relation avec la France. Par touches successives, Alger est en effet sur la voie de redessiner la nature même de sa relation avec Paris, et ce en clarifiant davantage sa position sur l'épineuse question de la mémoire et de l'histoire commune.
Ce remodelage s'est ainsi vérifié à l'occasion de la commémoration du 76e anniversaire des massacres du 8 mai 1945, où plusieurs hauts responsables algériens se sont exprimés sur ce douloureux événement, où la France coloniale a massacré 45. 000 algériens et, par extension, sur la relation entre l'Algérie et l'ancienne puissance coloniale. Ainsi, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, le Premier ministre, Abdelaziz Djerrad et le ministre de la Communication, Ammar Belhimer, sont montés au cerneau pour donner un aperçu complet sur cette nouvelle orientation et cette nouvelle tendance. Cette sortie synchronisée atteste, il va sans dire, que l'Algérie lie désormais le lourd dossier de l'histoire à sa relation contemporaine avec la France.
Les deux dossiers sont intimement liés: voila le nouveau message d'Alger adressé à Paris. "La qualité de nos relations avec la France ne peut se faire au détriment dudossier mémoriel qui est non négociable", a indiqué le président Tebboune dans son message en ajoutant à ce propos que plusieurs chantiers restent ouverts, tels celui de la récupération du reste des crânes des résistants, les archives, le dossier des disparus et l'indemnisation des victimes des essais nucléaires dans le Sud. Des propos qui ne soufrent d'aucune ambigüité même si le chef de l Etat ne s'est pas étalé sur les détails de l'ensemble des questions qui compose ce dossier de la mémoire.
Sur ce plan, c'est le ministre de la Communication qui s'est chargé d'énumérer les dossiers encore en suspenns. Ammar Belhimer a souligné que "l'Algérie reste attachée au règlement global du dossier mémoriel", ajoutant que les efforts de l'Algérie en ce sens "commencent à payer". Dans un message à l'occasion de la célébration, pour la première fois dans l'histoire de l'Algérie indépendante, de la Journée nationale de la Mémoire, coïncidant, cette année, avec le 76e anniversaire des massacres du 8 mai 1945, le porte parole du gouvernement a indiqué que le règlement de cette question repose sur "la reconnaissance officielle, définitive et globale, par la France, de ses crimes, qualifiés par Macron lui-même de crimes contre l'humanité, la repentance et des indemnisations équitables". Belhimer remet ainsi sur le devant les questions de la repentance des excuses et des indemnisations. Autant dire que ce sont là des questions qui fâchent puisque la France officielle a déjà dit son mot sur les excuses et la repentance par la bouche de ses plus hauts responsables, dont l'actuel locataire de l Elysée, Emmanuel Macron, qui a a clairement écarté toute éventualité pur son pays de faire acte de repentance pour les crimes commis durant la colonisation contre le peuple algérien.
Ce remodelage s'est ainsi vérifié à l'occasion de la commémoration du 76e anniversaire des massacres du 8 mai 1945, où plusieurs hauts responsables algériens se sont exprimés sur ce douloureux événement, où la France coloniale a massacré 45. 000 algériens et, par extension, sur la relation entre l'Algérie et l'ancienne puissance coloniale. Ainsi, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, le Premier ministre, Abdelaziz Djerrad et le ministre de la Communication, Ammar Belhimer, sont montés au cerneau pour donner un aperçu complet sur cette nouvelle orientation et cette nouvelle tendance. Cette sortie synchronisée atteste, il va sans dire, que l'Algérie lie désormais le lourd dossier de l'histoire à sa relation contemporaine avec la France.
Les deux dossiers sont intimement liés: voila le nouveau message d'Alger adressé à Paris. "La qualité de nos relations avec la France ne peut se faire au détriment dudossier mémoriel qui est non négociable", a indiqué le président Tebboune dans son message en ajoutant à ce propos que plusieurs chantiers restent ouverts, tels celui de la récupération du reste des crânes des résistants, les archives, le dossier des disparus et l'indemnisation des victimes des essais nucléaires dans le Sud. Des propos qui ne soufrent d'aucune ambigüité même si le chef de l Etat ne s'est pas étalé sur les détails de l'ensemble des questions qui compose ce dossier de la mémoire.
Sur ce plan, c'est le ministre de la Communication qui s'est chargé d'énumérer les dossiers encore en suspenns. Ammar Belhimer a souligné que "l'Algérie reste attachée au règlement global du dossier mémoriel", ajoutant que les efforts de l'Algérie en ce sens "commencent à payer". Dans un message à l'occasion de la célébration, pour la première fois dans l'histoire de l'Algérie indépendante, de la Journée nationale de la Mémoire, coïncidant, cette année, avec le 76e anniversaire des massacres du 8 mai 1945, le porte parole du gouvernement a indiqué que le règlement de cette question repose sur "la reconnaissance officielle, définitive et globale, par la France, de ses crimes, qualifiés par Macron lui-même de crimes contre l'humanité, la repentance et des indemnisations équitables". Belhimer remet ainsi sur le devant les questions de la repentance des excuses et des indemnisations. Autant dire que ce sont là des questions qui fâchent puisque la France officielle a déjà dit son mot sur les excuses et la repentance par la bouche de ses plus hauts responsables, dont l'actuel locataire de l Elysée, Emmanuel Macron, qui a a clairement écarté toute éventualité pur son pays de faire acte de repentance pour les crimes commis durant la colonisation contre le peuple algérien.


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