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Bangladesh: deux enfants ont survécu au cyclone, attachés à un palmier
Ça se passe comme ça
Publié dans Le Midi Libre le 20 - 11 - 2007

Lorsque le cyclone Sidr a frappé la petite île de Majher, dans le sud du Bangladesh, Zabbar Mia a décidé d'attacher à un palmier ses deux cousins de treize et cinq ans: il leur a ainsi sauvé la vie. Sans cette présence d'esprit, Riaz et Sumon seraient morts, comme les dizaines d'enfants tués ou portés disparus à Majher Char, ou l'île de Majher, une parmi la multitude qui s'étirent le long des côtes méridionales du Bangladesh ravagées jeudi par des vents de 240 km/h et des vagues de six mètres de haut. Sur les 70 enfants vivant là avant la catastrophe, "il n'y en a quasiment plus de vivants sur l'île. Tous les deux ont eu beaucoup de chance de s'en sortir', a témoigné un père endeuillé, Mohammad Mainuddin, qui a perdu sa femme, deux fils et deux cousins dans le désastre.
Le corps d'un de ses fils a été découvert pendant à un arbre. "L'autre est toujours porté disparu, il a sans doute été emporté à la mer", a-t-il soufflé. Sobhan Dafadar, 70 ans, en larmes, raconte qu'il n'avait jamais vu de destructions de cette ampleur, même s'il a été le témoin du cyclone de 1970 qui avait tué un demi-million de personnes et le raz de marée cyclonique de 1991, qui avait fait 138.000 morts. "Je n'ai jamais vu un tel carnage", a-t-il témoigné, seul survivant de sa famille sur l'île. Il lui reste tout de même un fils, qui travaillait à Dacca, et a donc échappé à la catastrophe. "Tout est allé si vite. En seulement 30 minutes, tout a été dévasté", a-t-il raconté. Sur Majher Char, les habitants, pour l'essentiel des pêcheurs pauvres, ont été pris par surprise par le cyclone Sidr. "Nous nous sommes trompés sur le vent. D'habitude en cas de cyclone, le vent souffle de l'ouest, mais cette fois il est venu du sud-est. Tout le monde est mort, sauf ceux qui avaient pu se réfugier dans des arbres ou s'y agripper", a expliqué Zabbar Mia.
Dans un village dépourvu d'abri anticyclonique, chacun a cru que sa dernière heure était arrivée.
"Nous avons grimpé aux arbres et nous nous y sommes attachés pour essayer de survivre", a expliqué Bakul Begum, 50 ans, qui a perdu ses deux petites-filles et une belle-fille.
"Nous attendions juste la mort", a-t-elle ajouté, tandis que des survivants ont surnommé Sidr le cyclone du "Jugement dernier". Des dizaines de milliers de vies ont certainement été sauvées au Bangladesh parce que 1,5 million de personnes s'étaient réfugiées dans des bâtiments en dur et des abris anticycloniques construits sur le littoral. Mais sur Majeh Char, une île à 180 km au sud de Dacca, il n'y a pas l'ombre d'un abri, malgré les demandes répétées aux autorités. "Personne n'a tenu compte de notre appel, quand le cyclone est arrivé nous nous en sommes donc remis à Allah", a déploré Zillur Rahman, 30 ans, qui a perdu deux cousins. Sur les 500 résidents de Majher Char, une centaine sont morts ou portés disparus. Dans un pays parmi les plus pauvres au monde, les îliens sont les plus déshérités, logés dans des constructions de fortune en bambou, aux toits en tôle, balayées par la tempête. Ces îles n'ont ni école, ni toilettes, ni système de santé. Et elles sont en général les premières à être frappées par les tempêtes cycloniques qui s'abattent régulièrement sur le sud du Bangladesh.
Lorsque le cyclone Sidr a frappé la petite île de Majher, dans le sud du Bangladesh, Zabbar Mia a décidé d'attacher à un palmier ses deux cousins de treize et cinq ans: il leur a ainsi sauvé la vie. Sans cette présence d'esprit, Riaz et Sumon seraient morts, comme les dizaines d'enfants tués ou portés disparus à Majher Char, ou l'île de Majher, une parmi la multitude qui s'étirent le long des côtes méridionales du Bangladesh ravagées jeudi par des vents de 240 km/h et des vagues de six mètres de haut. Sur les 70 enfants vivant là avant la catastrophe, "il n'y en a quasiment plus de vivants sur l'île. Tous les deux ont eu beaucoup de chance de s'en sortir', a témoigné un père endeuillé, Mohammad Mainuddin, qui a perdu sa femme, deux fils et deux cousins dans le désastre.
Le corps d'un de ses fils a été découvert pendant à un arbre. "L'autre est toujours porté disparu, il a sans doute été emporté à la mer", a-t-il soufflé. Sobhan Dafadar, 70 ans, en larmes, raconte qu'il n'avait jamais vu de destructions de cette ampleur, même s'il a été le témoin du cyclone de 1970 qui avait tué un demi-million de personnes et le raz de marée cyclonique de 1991, qui avait fait 138.000 morts. "Je n'ai jamais vu un tel carnage", a-t-il témoigné, seul survivant de sa famille sur l'île. Il lui reste tout de même un fils, qui travaillait à Dacca, et a donc échappé à la catastrophe. "Tout est allé si vite. En seulement 30 minutes, tout a été dévasté", a-t-il raconté. Sur Majher Char, les habitants, pour l'essentiel des pêcheurs pauvres, ont été pris par surprise par le cyclone Sidr. "Nous nous sommes trompés sur le vent. D'habitude en cas de cyclone, le vent souffle de l'ouest, mais cette fois il est venu du sud-est. Tout le monde est mort, sauf ceux qui avaient pu se réfugier dans des arbres ou s'y agripper", a expliqué Zabbar Mia.
Dans un village dépourvu d'abri anticyclonique, chacun a cru que sa dernière heure était arrivée.
"Nous avons grimpé aux arbres et nous nous y sommes attachés pour essayer de survivre", a expliqué Bakul Begum, 50 ans, qui a perdu ses deux petites-filles et une belle-fille.
"Nous attendions juste la mort", a-t-elle ajouté, tandis que des survivants ont surnommé Sidr le cyclone du "Jugement dernier". Des dizaines de milliers de vies ont certainement été sauvées au Bangladesh parce que 1,5 million de personnes s'étaient réfugiées dans des bâtiments en dur et des abris anticycloniques construits sur le littoral. Mais sur Majeh Char, une île à 180 km au sud de Dacca, il n'y a pas l'ombre d'un abri, malgré les demandes répétées aux autorités. "Personne n'a tenu compte de notre appel, quand le cyclone est arrivé nous nous en sommes donc remis à Allah", a déploré Zillur Rahman, 30 ans, qui a perdu deux cousins. Sur les 500 résidents de Majher Char, une centaine sont morts ou portés disparus. Dans un pays parmi les plus pauvres au monde, les îliens sont les plus déshérités, logés dans des constructions de fortune en bambou, aux toits en tôle, balayées par la tempête. Ces îles n'ont ni école, ni toilettes, ni système de santé. Et elles sont en général les premières à être frappées par les tempêtes cycloniques qui s'abattent régulièrement sur le sud du Bangladesh.


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