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"Un Office National de la Zakat est une priorité"
Farès Mesdour, expert en économie islamique au Midi Libre
Publié dans Le Midi Libre le 29 - 01 - 2009

Le Fonds National de la Zakat, mis en place par le ministère des Affaires religieuses et des Wakfs en 2003, n'a pas été, selon les spécialistes en la matière, des plus satisfaisants car il n'est même pas arrivé à drainer le quart de la zakat estimée par les calculs. Pour cela, M. Farès Mesdour, expert international en économie islamique a lancé un projet afin de muer ce Fonds en un Office National de la Zakat.
Le Fonds National de la Zakat, mis en place par le ministère des Affaires religieuses et des Wakfs en 2003, n'a pas été, selon les spécialistes en la matière, des plus satisfaisants car il n'est même pas arrivé à drainer le quart de la zakat estimée par les calculs. Pour cela, M. Farès Mesdour, expert international en économie islamique a lancé un projet afin de muer ce Fonds en un Office National de la Zakat.
Midi Libre : En quoi consiste l'Office National de la zakat ? Et où en est ledit projet aujourd'hui ?
Farès Mesdour : L'Office National de la Zakat est un organisme qui vient, en fait, suppléer le Fonds National de la Zakat qui n'a pas donné des résultats très satisfaisants à cause du populisme qui le caractérise. C'est pour cette raison qu'il est nécessaire d'avoir un système administratif autonome qui permettra, d'une part, une meilleure gestion de l'argent collecté grâce à la zakat, et d'autre part, une continuation de l'activité tout au long de l'année. Car sachez que l'ancien système fonctionnait selon les occasions, et moi je veux créer un projet durable.
J'ai proposé le projet d'un office pour la zakat à M. Bouabdellah Ghlamallah, ministre des Affaires religieuses et des Wakfs en mai 2008, et il est actuellement en phase d'étude et de révision. J'ai exposé dans ce projet un organigramme pour l'Office qui se composera de trois niveaux : en premier lieu, il y aura la Commission Nationale Suprême de la Zakat qui sera la plus haute autorité de l'Office, et qui aura une représentation locale. En deuxième lieu, il y aura les Commissions Techniques qui sont respectivement : la Commission de la Zakat qui s'occupera de l'aspect légal de la Zakat, et la Commission Technique du Système de Comptabilité de la Zakat qui s'occupera de l'aspect financier de celle-ci. Enfin, en troisième lieu, il y aura l'Administration de l'Office qui se composera de la Direction Nationale, en plus des directions au niveau des wilayas et des daïras. Ajoutons à cela que le projet comprend soixante-dix matières portant l'organisation de l'Office et de la Zakat en même temps.
D'où vous est venue l'idée de la création d'un Office ?
Premièrement, de l'état actuel du Fonds National de la Zakat qui ne pousse nullement à être optimiste. Deuxièmement, parce que le ministre de tutelle m'avait demandé de réaliser un projet pour la création d'une nouvelle structure pour la zakat. Je me suis mis au travail dès mon retour d'un congrès en Mauritanie portant sur la zakat et les wakfs, et où j'ai pu tirer profit de l'expérience de plusieurs pays tels que le Soudan, le Koweit, le Qatar et même la Jordanie. Mais surtout de l'étude qu'a faite le docteur égyptien Abdelhalim Omar. De ce fait, je vous confie que j'ai proposé l'idée du projet pour un office il y a déjà de cela deux années lors d'une émission télévisée intitulée Fadaa el Djoumoua. Mais aussi lors de toutes les conférences que je donnais à l'occasion de chaque saison de la Zakat.
Quel est l'objectif attendu de cette nouvelle création ?
Le principal objectif qui m'a poussé vers cette création est l'organisation de la zakat, ce troisième pilier de l'Islam, sur la base de principes nobles, la garantie d'un suivi autonome permanent de ce projet civilisateur, de vouloir accroître la somme collectée lors de la zakat par la voie d'une plus grande transparence et par la réussite à gagner la confiance des donateurs. En plus des centaines de crédits sans intérêts financés par l'argent de la zakat, qui seront octroyés aux chômeurs nécessiteux et qui demanderont une orientation et un suivi permanent sur le terrain.
En quoi consiste exactement la différence entre le Fonds National de la Zakat et L'Office National de la Zakat ?
L'organisation du Fonds est une organisation beaucoup plus populiste qu'administrative et autonome. En revanche, l'Office bénéficie, lui, d'une administration autonome et repose sur une loi claire propre à lui. Et à l'opposé du Fonds qui compte sur les occasions pour collecter l'aumône, ce nouvel organisme se basera sur une activité qui durera tout au long de l'année. Pour cela, je prédis que la collecte de la zakat par l'Office sera beaucoup plus importante que celle, habituelle, du Fonds.
Comment cet Office sera-t-il géré et par qui ? Autrement dit, sera-t-il aussi autonome qu'on le prétend ?
L'Office aura une haute instance qui s'occupera de tout ce qui se rapporte à l'aspect financier et à l'aspect religieux de la zakat. Il sera dirigé par un directeur général désigné par le Président de la République lui-même comme je l'ai proposé dans le projet. Toujours selon mon projet qui demeure cependant, et selon certains, un simple projet proposé par un universitaire, l'Office devra jouir d'une totale autonomie, et devra avoir les pleins pouvoirs sans faire appel, à chaque occasion, au ministre ou à un représentant du ministère. Il devra sortir de l'autorité de certains administrateurs qui ont géré parfois le Fonds avec, malheureusement, un certain négativisme.
Le Fonds National de la Zakat n'a attiré, selon les révélations du ministre de tutelle, que vingt-trois pour cent des personnes concernées par cette obligation contraignante durant l'année passée. Quelles sont, selon vous, les raisons de ce rejet ?
Le Fonds National de la Zakat n'a pu atteindre, depuis sa création il y a cinq ans jusqu'à aujourd'hui, que un pour cent des véritables personnes concernées par cet acte. Je vous signale que l'argent qui a été collecté est celui des petits mouzékis qu'ils ont libéré après que leur argent eut atteint le nissab. Mais pour la zakat des six mille milliardaires algériens, elle est demeurée invisible à nos jours. Sans parler du million de commerçants et des industriels en Algérie et qui, après calcul, leur zakat a été estimée à pas moins de deux milliards et demi de dollars. Ajoutons à cela la zakat des grains appelée Zaraâ, des fruits et légumes et de la richesse animale qui dépasse les sept milliards de dinars. La vraie zakat n'est pas les pièces de dix dinars qu'on amasse lors des prêches du vendredi auprès des moussalis. La vraie zakat est beaucoup plus importante pour qu'elle soit collectée dans une chéchia (bonnet). De mon côté, je constate que cette bouderie affichée par les grands riches est justifiée par le manque de confiance en tout ce qui porte le cachet étatique, la mauvaise publicité dont a fait l'objet le Fonds National de la Zakat et aussi par les comportements indignes de certains administrateurs qui ont donné une mauvaise image du Fonds.
Pensez-vous que cet Office pourra éviter les lacunes enregistrées sur le terrain depuis la création du Fonds en 2003 ? Et sera-t-il plus crédible que ce dernier ?
Il est plus que probable que l'Office pourra éviter ces lacunes. A une condition cependant : qu'il jouisse d'une totale autonomie, d'une complète liberté d'action et d'une parfaite transparence. Les donateurs devront aussi apporter leur part de contribution concrètement —des noms uniquement sur les listes n'est pas suffisant —, et cela comme le recommande si bien notre religion. Une autre condition pour ne pas répéter les mêmes erreurs qu'a connues avec le Fonds, et j'insiste sur cela, c'est de ne pas exploiter cet Office à des fins politiques plutôt basses. Et croyez-moi, la zakat est quelque chose de sacré, un acte propre car divin, et personne n'a le droit de la salir. Aussi l'Office devra sortir de l'activité saisonnière qui a caractérisé le Fonds pendant longtemps, en formant un personnel qualifié pour la collecte de la zakat et sa distribution selon les priorités, en plus de l'orientation et du suivi sur le terrain des bénéficiaires des micro-crédits. Je lance enfin un appel aux gens de l'administration pour une plus grande collaboration avec les universitaires pour aller de l'avant dans le domaine de la promotion des actions de charité, et pour le dévelopement de notre pays. Je fais aussi un appel à tous ceux qui peuvent donner l'aumône de le faire en toute honnêteté pour aider les nécessiteux, et Dieu le leur rendra. Car qui donne aux pauvres, prête à Dieu. M. S.
Midi Libre : En quoi consiste l'Office National de la zakat ? Et où en est ledit projet aujourd'hui ?
Farès Mesdour : L'Office National de la Zakat est un organisme qui vient, en fait, suppléer le Fonds National de la Zakat qui n'a pas donné des résultats très satisfaisants à cause du populisme qui le caractérise. C'est pour cette raison qu'il est nécessaire d'avoir un système administratif autonome qui permettra, d'une part, une meilleure gestion de l'argent collecté grâce à la zakat, et d'autre part, une continuation de l'activité tout au long de l'année. Car sachez que l'ancien système fonctionnait selon les occasions, et moi je veux créer un projet durable.
J'ai proposé le projet d'un office pour la zakat à M. Bouabdellah Ghlamallah, ministre des Affaires religieuses et des Wakfs en mai 2008, et il est actuellement en phase d'étude et de révision. J'ai exposé dans ce projet un organigramme pour l'Office qui se composera de trois niveaux : en premier lieu, il y aura la Commission Nationale Suprême de la Zakat qui sera la plus haute autorité de l'Office, et qui aura une représentation locale. En deuxième lieu, il y aura les Commissions Techniques qui sont respectivement : la Commission de la Zakat qui s'occupera de l'aspect légal de la Zakat, et la Commission Technique du Système de Comptabilité de la Zakat qui s'occupera de l'aspect financier de celle-ci. Enfin, en troisième lieu, il y aura l'Administration de l'Office qui se composera de la Direction Nationale, en plus des directions au niveau des wilayas et des daïras. Ajoutons à cela que le projet comprend soixante-dix matières portant l'organisation de l'Office et de la Zakat en même temps.
D'où vous est venue l'idée de la création d'un Office ?
Premièrement, de l'état actuel du Fonds National de la Zakat qui ne pousse nullement à être optimiste. Deuxièmement, parce que le ministre de tutelle m'avait demandé de réaliser un projet pour la création d'une nouvelle structure pour la zakat. Je me suis mis au travail dès mon retour d'un congrès en Mauritanie portant sur la zakat et les wakfs, et où j'ai pu tirer profit de l'expérience de plusieurs pays tels que le Soudan, le Koweit, le Qatar et même la Jordanie. Mais surtout de l'étude qu'a faite le docteur égyptien Abdelhalim Omar. De ce fait, je vous confie que j'ai proposé l'idée du projet pour un office il y a déjà de cela deux années lors d'une émission télévisée intitulée Fadaa el Djoumoua. Mais aussi lors de toutes les conférences que je donnais à l'occasion de chaque saison de la Zakat.
Quel est l'objectif attendu de cette nouvelle création ?
Le principal objectif qui m'a poussé vers cette création est l'organisation de la zakat, ce troisième pilier de l'Islam, sur la base de principes nobles, la garantie d'un suivi autonome permanent de ce projet civilisateur, de vouloir accroître la somme collectée lors de la zakat par la voie d'une plus grande transparence et par la réussite à gagner la confiance des donateurs. En plus des centaines de crédits sans intérêts financés par l'argent de la zakat, qui seront octroyés aux chômeurs nécessiteux et qui demanderont une orientation et un suivi permanent sur le terrain.
En quoi consiste exactement la différence entre le Fonds National de la Zakat et L'Office National de la Zakat ?
L'organisation du Fonds est une organisation beaucoup plus populiste qu'administrative et autonome. En revanche, l'Office bénéficie, lui, d'une administration autonome et repose sur une loi claire propre à lui. Et à l'opposé du Fonds qui compte sur les occasions pour collecter l'aumône, ce nouvel organisme se basera sur une activité qui durera tout au long de l'année. Pour cela, je prédis que la collecte de la zakat par l'Office sera beaucoup plus importante que celle, habituelle, du Fonds.
Comment cet Office sera-t-il géré et par qui ? Autrement dit, sera-t-il aussi autonome qu'on le prétend ?
L'Office aura une haute instance qui s'occupera de tout ce qui se rapporte à l'aspect financier et à l'aspect religieux de la zakat. Il sera dirigé par un directeur général désigné par le Président de la République lui-même comme je l'ai proposé dans le projet. Toujours selon mon projet qui demeure cependant, et selon certains, un simple projet proposé par un universitaire, l'Office devra jouir d'une totale autonomie, et devra avoir les pleins pouvoirs sans faire appel, à chaque occasion, au ministre ou à un représentant du ministère. Il devra sortir de l'autorité de certains administrateurs qui ont géré parfois le Fonds avec, malheureusement, un certain négativisme.
Le Fonds National de la Zakat n'a attiré, selon les révélations du ministre de tutelle, que vingt-trois pour cent des personnes concernées par cette obligation contraignante durant l'année passée. Quelles sont, selon vous, les raisons de ce rejet ?
Le Fonds National de la Zakat n'a pu atteindre, depuis sa création il y a cinq ans jusqu'à aujourd'hui, que un pour cent des véritables personnes concernées par cet acte. Je vous signale que l'argent qui a été collecté est celui des petits mouzékis qu'ils ont libéré après que leur argent eut atteint le nissab. Mais pour la zakat des six mille milliardaires algériens, elle est demeurée invisible à nos jours. Sans parler du million de commerçants et des industriels en Algérie et qui, après calcul, leur zakat a été estimée à pas moins de deux milliards et demi de dollars. Ajoutons à cela la zakat des grains appelée Zaraâ, des fruits et légumes et de la richesse animale qui dépasse les sept milliards de dinars. La vraie zakat n'est pas les pièces de dix dinars qu'on amasse lors des prêches du vendredi auprès des moussalis. La vraie zakat est beaucoup plus importante pour qu'elle soit collectée dans une chéchia (bonnet). De mon côté, je constate que cette bouderie affichée par les grands riches est justifiée par le manque de confiance en tout ce qui porte le cachet étatique, la mauvaise publicité dont a fait l'objet le Fonds National de la Zakat et aussi par les comportements indignes de certains administrateurs qui ont donné une mauvaise image du Fonds.
Pensez-vous que cet Office pourra éviter les lacunes enregistrées sur le terrain depuis la création du Fonds en 2003 ? Et sera-t-il plus crédible que ce dernier ?
Il est plus que probable que l'Office pourra éviter ces lacunes. A une condition cependant : qu'il jouisse d'une totale autonomie, d'une complète liberté d'action et d'une parfaite transparence. Les donateurs devront aussi apporter leur part de contribution concrètement —des noms uniquement sur les listes n'est pas suffisant —, et cela comme le recommande si bien notre religion. Une autre condition pour ne pas répéter les mêmes erreurs qu'a connues avec le Fonds, et j'insiste sur cela, c'est de ne pas exploiter cet Office à des fins politiques plutôt basses. Et croyez-moi, la zakat est quelque chose de sacré, un acte propre car divin, et personne n'a le droit de la salir. Aussi l'Office devra sortir de l'activité saisonnière qui a caractérisé le Fonds pendant longtemps, en formant un personnel qualifié pour la collecte de la zakat et sa distribution selon les priorités, en plus de l'orientation et du suivi sur le terrain des bénéficiaires des micro-crédits. Je lance enfin un appel aux gens de l'administration pour une plus grande collaboration avec les universitaires pour aller de l'avant dans le domaine de la promotion des actions de charité, et pour le dévelopement de notre pays. Je fais aussi un appel à tous ceux qui peuvent donner l'aumône de le faire en toute honnêteté pour aider les nécessiteux, et Dieu le leur rendra. Car qui donne aux pauvres, prête à Dieu. M. S.


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