Le long sourire de Rabah Asma, � l'entame m�me de sa conf�rence de presse pour pr�senter son tout dernier opus A�ch la vie, est la parfaite ic�ne que veut donner cet �ternel teen-ager � son public, qui lui aussi est rest� m�lancolique. En pr�sence de beaucoup de ses amis artistes, dont Lounis A�t Menguellet, son fils Djaffar et Hocine Ahr�s, Rabah Asma qui pr�sente de plus en plus un style �clectique et en tant que chanteur abouti a voulu focaliser sa sortie m�diatique sur tous les points et aspects entourant l'univers du chanteur, kabyle en particulier. Bien s�r, il y a d'abord la promo de son disque, A�ch la vie, une tendance de l'heure chez "son" public victime de la mode, de l'aspect mat�rialiste hantant ses sentiments de tous les jours ; les d�boires du chanteur kabyle en g�n�ral, de l'artiste et ses pr�occupations. "Le producteur a choisi le titre pour d�masquer la r�alit�, celle v�cue par son public, les jeunes avec tout leur lot de pr�occupations quotidiennes", avait r�pondu l'artiste � une question relative au titre de ce nouvel album. A�ch la vie n'est pas une marque, mais un message. Une ic�ne sc�nique. A�t Menguellet a peut-�tre compris la donne. Il l'a r�sum�e en une seule phrase lors de sa courte intervention : "Djezzy devra payer Rabah Asma." Asma se compare � une abeille. Il puise de tous les styles pour confectionner ses œuvres : de la yal, du tempo, de la folk-kabyle... Il exelle dans ces styles, bien qu'il avait tent� en 1999 une jolie aventure musicale avec l'introduction de nouvelles sonorit�s africaines, mais ayant but� sur un probl�me d'adaptation avec le public kabyle. Faire des spectacles, pour Rabah Asma, qui veut parler au nom de tous les artistes, n'est toujours pas une sin�cure. "L'organisation d'un spectacle est toujours cette chose que le chanteur appr�hende. Avec des moyens inexistants, l'artiste doit ramer fort pour se produire dans des salles, parfois non conformes aux normes requises." Rabah Asma, en bon syndicaliste, veut bien lancer un petit clin d'œil vers les pouvoris publics pour qu'ils mettent un peu plus de moyens mat�riels et financiers pour prendre en charge les pr�occupations de nos artistes. Lesquelles revendications sont trop nombreuses pour penser que nos artistes sont envelopp�s dans des draps dor�s : "Les artistes sont livr�s � eux-m�mes. Ni statut ni avantages sociaux. Est-il n�cessaire de se contenter uniquement de produire des albums ?" s'interroge l'artiste qui revendique, � l'instar de beaucoup d'autres, "une meilleure prise en charge de leurs dol�ances". Le probl�me de piratage est aussi l'un des fl�aux qui gangr�ne la production artistique de nos chanteurs. Si Rabah Asma estime qu'il n'est pas habilit� � se prononcer, son producteur, M.Djermane, pense que "c'est aux services de s�curit� et des commissions antifraude d'intervenir pour mettre fin � ce ph�nom�ne". Pour les besoins de sa promotion, Rabah Asma part en tourn�e d�s ce jeudi � B�ja�a, puis les 1er et 2 juin � Tizi-Ouzou, en attendant ses concerts parisiens du Cabaret sauvage. Les huit chansons, Newyxtas, Uliw arghurem, Lexyalim... convergent toutes vers un style "ambianceur", o� amour, joie et parfois amertume sont annonc�s comme de jolis ingr�dients pour faire cartonner cet album. Des projets culturels pour Tizi-Ouzou En marge de la conf�rence de presse de Rabah Asma, le directeur de la Maison de la culture, M. Ould-Ali, pr�sent � cette sortie m�diatique, a annonc� la r�alisation de plusieurs projets, pour �toffer le secteur de la culture dans la wilaya de Tizi-Ouzou. Les projets inscrits dans le plan quinquennal concernent l'extension de la Maison de la culture, la transformation du th��tre Kateb-Yacine en th��tre r�gional, la cr�ation d'un mus�e, d'une annexe de la Biblioth�que nationale et l'ouverture de biblioth�ques municipales � travers les localit�s de la wilaya. Le projet d'extension de la Maison de la culture, cheval de bataille, touchera aussi bien la construction d'une m�diath�que, d'autres salles d'exposition, mais un autre chantier tant attendu, concernera la r�alisation d'une grande salle de spectacles d'une capacit� de 1500 places. Concernant le th��tre communal, le directeur de la Maison de la culture nous apprend qu'une d�lib�ration de l'ex�cutif communal a �t� faite, reste la confirmation des services de la wilaya pour finaliser ce projet consistant � r�cup�rer cet �tablissement au profit du minist�re de la Culture.