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Ils sont fous, ces apprentis-sociologues
Publié dans Le Soir d'Algérie le 23 - 08 - 2008

Apr�s la parution de la brillantissime r�ponse du porte-parole de la ligue du �fragh ech'ghoul�, je me dois d'apporter quelques pr�cisions. Sp�cialiste des k�k�s ? J'ai quand m�me mieux � faire !
Le k�k� n'est pas un sujet suffisamment digne d'int�r�t pour y consacrer une �tude s�rieuse et nuanc�e, d'o� le ton sarcastique (v�h�ment ?) qui pr�domine dans mon �essai loufoque� : j'ai choisi loufoque pour bien pr�ciser que ce n'est qu'une satire l�g�re, caricaturale, � ne pas prendre au s�rieux. Cependant, le monsieur, ou la dame � comme je penche pour cette derni�re possibilit�, tellement on y sent l'instinct maternel qui d�fie toute logique et annihile toute s�v�rit� juste (sans vouloir faire dans le lieu commun bien s�r) �, nous allons faire comme si l�on s'adressait � une dame (dix contre un que c'est une assistante sociale, qui prend les paris ?). Donc, comme la dame m'a fait l'honneur d'�tudier m�thodiquement et de r�pondre avec autant de m�thode (� d�faut de pertinence, mais on fait ce qu'on peut, hein, championne ?) � mon essai �loufoque�, je m'en vais donc, malgr� la chape d'indolence qui s'abat sur moi lorsqu'il s'agit d'�tre un tant soi peu s�rieux, essayer d'�clairer la lanterne de notre amie dans la mesure o� le permet ma pauvre rh�torique, apparemment si ridiculement manich�enne. �... Avec toute la finesse sarcastique qui convient � l'antinomie� : j'ai trouv� ce trait d�licieux. Vous conviendrez avec moi, Bibicha, que la nature, et la vie m�me, sont pleines de contradictions et que ce serait faire preuve de mauvaise foi que de d�nier � la personnalit� du k�k� son caract�re jovien (sans ironie wellah), qui la rend si attachante et si marrante � caricaturer. Quant � la laideur du k�k�, et sa causalit� quant � sa k�k�tude, vous �tes la seule � avoir pris ce trait au s�rieux et � g�n�raliser alors que la formulation ne pouvait en aucun cas pr�ter � confusion ; mais comme �a nous a permis de nous cultiver : la mochet� de Socrate, pauvre ma�tre ! Au moins, la cig�e a d� passer avec moins de regrets. Je n'avais jamais entendu parler des travaux de Cesare Lombroso (merci Google), et cela m'a permis, comme on dit chez nous, de �mettre les pieds dans l'eau froide� (zut alors ! moi qui pensais avoir d�couvert l'eau chaude, et me gargarisais de ma th�orie, voil� qu'elle est vieille de presque un si�cle ; saperlipopette !). Jusque-l�, je lis le sourire aux l�vres �vous ne trouvez pas cette expression ridicule ? Comme si on pouvait avoir le sourire ailleurs qu'aux l�vres ! Mais passons. Jusque-l�, disais-je, on semble simplement me reprocher le ton grin�ant et caustique de mon essai. Et puis soudain l'ineptie, �norme, grotesque, insane, ridiculement pompeuse (ou pompeusement ridicule, � votre guise) : �... Il n'est rien d'autre qu'un symbole de r�volte pure et dure� ; �... et cette �me anarchiste�, etc. Le k�k� symbole de r�volte ? Le k�k� symbole ? J'ai eu beau chercher une trace d'humour ou d'ironie, mais non, l'avocate du diable (m�me le diable aurait �t� plus d�fendable) est on ne peut plus s�rieuse ! J'avais pourtant mentionn� combien le k�k� �tait aim� du s�rail ; m�me notre apprentie-avocate est d'accord : le k�k� est un produit du syst�me, et il conforte ce dernier dans son h�g�monie sur un peuple min� par une jeunesse m�diocre, d�bile, amorphe, et j'en passe. Puis, arriv� � la fin de ma lecture, cela fait tilt : �Au fait, Ali-la-Pointe, dans quelle cat�gorie vous le placez, �minent k�k�ologue ?� D'abord, suffoqu�, je songe : �Mais elle a p�t� un c�ble ! Comparer un h�ros de la R�volution � des rat�s qui ne jurent que par "Roma wala ntouma", c'est fort !� � Les k�k�s qui r�vent de l'Europe ! Laissez-moi rire ; je m�prise l'Occident et sa profonde d�cadence, mais quand m�me, un k�k� en Europe, c'est une grosse mouche d�gueulasse dans un verre de vin (quoique, la piquette qu'est devenu l'Occident, beurk). Ensuite, je songe : �Selon madame, Ali-la- Pointe est susceptible d'�tre tax� de k�k� ?� A priori, le malentendu semble commencer � s'�clairer. Je suis confus. Je me dis : �J'aurais d� �tre plus pr�cis, m'assurer que l'on comprenne bien que je parle de cette nouvelle g�n�ration de �s'hab redjla�, qui sont aussi redjla que Boutef est grand (facile, mais j'ai pas trouv� mieux), et non pas de cette vieille g�n�ration dont les symboles forts sont El Badji, Dahmane El Harrachi (lah yer'hem'houm ou ywessa� �lihoum), Amer Ezzahi (lah itewel fi �amrek, cheikh), El Guettaf, c'est-�-dire la cr�me de notre culture populaire.� Cependant, je remarque plus haut : �Il n'est cependant pas un skinhead�. Il y a des skins en Alg�rie ? Ou alors, c'est que la petite championne n'habite pas au pays. On comprend mieux son indulgence vis-�-vis des k�k�s : �a doit lui rappeler �rihet leblad�. �... Il n'est cependant pas un skinhead ou un �gorgeur fanatique.� Ah ! les magnifiques qualit�s n�gatives ! Tout ce que le k�k� n'est pas ! (s'il pouvait ne pas �tre, tout court...) ! �Enlevez-lui sa d'lala, son parking, etc. et il ne lui restera que le suicide ou el harga.� Du chantage au d�sespoir! Donc, en gros, il faudrait dire au k�k� : �Vasy, souille les cit�s des d�tritus de ton business informel (vivant � Sorecal, BEZ, je sais de quoi je parle), rackette les automobilistes, drague de mani�re obsc�ne, vole, d�bite des grossi�ret�s sous les fen�tres, Ma�lich ! a�ch berk. Tu es si pr�cieux � la nation, petit k�k� ch�ri� (il faut en rire, si l�on ne veut pas se pendre). �... Ces mots minables ne prennent leur sens que dans un sombre d�sespoir �, yakhah nendeb ! Parlez pour vous, championne : �Ma �endnach ou ma y'khessnach.� Le dolorisme, la chialerie, le �oulala qu'est ce qui nous arrive �, le �mais-o�-va-t-on-ainsi �, �oups, ah, oulala�, tr�s peu pour moi, merci. Le d�faitisme et le laxisme, qui nous ont amen�s o� nous en sommes : plus d'id�aux, de valeurs, de discipline de vie, morale et spirituelle, ind�pendamment de la classe sociale, de l'instruction, ou m�me de la religion ; soit on est ais�, on a de la thune, du taf en veux-tu envoil�, et de la meuf pas farouche, soit on vire k�k� ! Jusque-l�, je n'avais fait que constater la triste m�diocrit� du ph�nom�ne ; gr�ce � vous, j'en cerne mieux les contours cach�s : ainsi, le k�k� est comme un enfant capricieux qui tr�pigne et se roule par terre pour obtenir ce qu'il veut ; sauf que le k�k� fait plus que se rouler par terre. Il roule dans la boue toute la soci�t� et diabolise cette frange de la jeunesse, pas forc�ment instruite, mais courageuse et d�brouillarde, qui se d�m�ne tant bien que mal pour vivre d�cemment, sans faire ch... sans �tre laxative pour autrui (un peu de tenue, quand m�me) : la v�ritable rejla, �li y�ammer el kouffa l'yemmah�, alors que nos k�k�s parlent aux leurs comme � des guenons. Non, Madame, de l'indiff�rence, de la condescendance, � la limite, peut-�tre, mais aucune indulgence devant ce chancre (et le mot est faible) qui ronge notre jeunesse. Car le k�k� prend l'indulgence qu'on pourrait avoir envers lui pour de la veulerie. �Hasbin koul chi khtif/ghir adji wezdem/ kayen li men set'hah ikoulou khaf�. Dixit un monument de la vraie rejla, visionnaire, qui fustigeait d�j� �zwawech el kermoud �, sans penser que par le nombre, ils deviendraient une meute de charognards. M'enfin, laissons les faux sociologues l�nifiants se morfondre (et une antiphrase, une), le k�k� mariner dans sa m�diocrit�, et le citoyen lambda se d�battre dans cette chienlit qu'est devenue cette soci�t� laxiste, condamn�e � choisir entre le moindre des maux. Pour notre part, nous avons mieux � penser. Lorsque j'ai lu l'article, et que j'ai dit � ma m�re, �je vais y r�pondre�, mon p�re m'objecta : ��a n'en vaut pas la peine� ; je r�pondis, �bah ! �a me fera de l'exercice�, j'avais omis d'ajouter : �Je suis encore jeune et immature, et j'aime avoir le dernier mot.� C'est chose faite ! Par la pr�sente, je d�clare la ligue de d�fense des k�k�s officiellement dissoute. J'aimerais conclure �amicalement�, tellement �khatri wasse�, mais je ne cautionne en aucune mani�re les dorloteurs de fl�aux sociaux.
Donc, Madame, cordialement


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