Les pluies qui se sont abattues sur la wilaya de Chlef durant ces derniers jours ont été d'un apport positif pour les deux barrages, à savoir celui de Sidi-Yacoub dans la commune de Ouled Ben Abdelkader et celui de Oued-Fodda, indique-t-on à la direction de l'hydraulique. Ces pluies salvatrices ont été bénéfiques aussi bien pour l'alimentation en eau potable des populations que pour l'irrigation de la plaine du grand Cheliff. Selon la direction de l'hydraulique, le volume global atteint au 25 mars 2018, est de l'ordre de 278 millions de mètres cubes. Le barrage de Sidi Yacoub, situé au sud-ouest du chef-lieu de la wilaya, précisément dans la commune d'Ouled Ben Abdelkader, destiné essentiellement à l'irrigation des terres agricoles notamment après la mise en service de la station de dessalement d'eau de mer de Ténès en 2015, emmagasine à lui seul 229 millions de m3 soit 91% une augmentation de 51 millions de m3, alors que ses capacités de mobilisation, estimées à 252 millions de m3. Quant au barrage de Oued-Fodda, situé au sud-est de Chlef et construit en 1937, il emmagasine aujourd'hui un volume d'eau de plus de 49 millions de m3, soit une augmentation de plus de 22 millions de m3, ses capacités sont de l'ordre de 102 millions de m3. Ainsi, à la suite de ces pluies abondantes, le spectre de la sécheresse semble être écarté, une crainte qui était suscitée par la persistance du beau temps. Toutefois, la direction de l'hydraulique met en garde contre le gaspillage effréné de cette ressource vitale dans les secteurs de l'agriculture et de l'industrie, mais également dans l'AEP (alimentation en eau potable), malgré cet apport en eau jugé appréciable.