Parmi les 3100 personnes interrogées de par le monde et utilisant un ordinateur portable fourni par leur employeur, les deux tiers des machines contenaient des preuves témoignant de relations à caractère intime entre les employés de la société et 75% des machines possédaient du contenu pornographique sous forme de photos, de vidéo, de liens ou sous forme de cache dans le navigateur internet. Non seulement cela pose un problème au niveau de la productivité des employés, mais c'est aussi un énorme risque de sécurité pour toute l'entreprise. En effet, les contenus pour adultes sont souvent imprégnés de virus qui peuvent non seulement affecter la machine qui les héberge, mais qui peuvent ensuite contaminer les emails envoyés aux autres employés et se propager dans le réseau de la société, rendant les serveurs et les secrets de l'entreprise vulnérables aux pirates qui peuvent prendre certaines données en otage (verrouiller certains fichiers par un mot de passe qui ne sera donné au propriétaire du fichier qu'en échange d'une rançon). Le pire est que les experts estiment que les infections en provenance de contenus pornographiques devraient continuer de croître durant les prochaines années. Il est donc important pour les entreprises de maintenir leurs infrastructures à jour, de s'équiper des pare-feux et antivirus nécessaires, de correctement les configurer et de faire de la prévention auprès des employés. De plus en plus de salariés utilisent leur machine de travail comme ordinateur principal (entre 23% et 33% selon l'étude) et il est important de les mettre au courant des risques qu'une utilisation douteuse peut avoir sur leur travail et sur le bien-être des installations de la société. Les administrateurs réseau doivent aussi avoir un système en place pour rapidement isoler une machine potentiellement dangereuse du reste du réseau pour essayer de limiter au maximum les dégâts. De plus en plus de professionnels ont aussi recourt à la virtualisation qui permet d'isoler un système contaminé. Il faut savoir néanmoins que cette solution n'est pas parfaite et que des failles dans les hyperviseurs peuvent parfois permettre à un programme malintentionné d'être exécuté sur la machine hôte, même si ce cas de figure reste rare à l'heure actuelle.