Le très prometteur défenseur de l'USM Alger, Ayoub Abdellaoui, 22 ans, se dit très fier du parcours de son équipe en Ligue des champions africaine. Pouvez-vous nous décrire l'état d'esprit qui règne dans le vestiaire de l'USM Alger après l'échec en finale de la Ligue des champions africaine contre le TP Mazembe ? Perdre une finale a fortiori dans une compétition comme la Ligue des Champions Africaine fait naturellement très mal à tout joueur. Mais juste après la finale, nous nous sommes réunis avec le staff technique dans le vestiaire pour dédramatiser la situation. C'est vrai que nous aurions aimé ramener cette Coupe d'Afrique en Algérie, mais nous sommes après tout très fiers d'avoir hissé l'USMA à la première finale continentale de son histoire. Selon vous, qu'est-ce qui manquait au juste à votre équipe pour pouvoir gagner ce trophée ? Je pense qu'il nous manquait de l'expérience à tous les niveaux, aussi bien chez les joueurs, le staff technique et administratif. Il ne faut pas perdre de vue qu'on avait en face de nous un club professionnel au sens propre du terme. Et puis le TP Mazembe est un habitué des titres africains. D'ailleurs, c'est la cinquième fois de son histoire qu'il remporte cette Ligue des champions africaine, alors que l'USMA en est juste à sa première finale. Moi, je pense que si notre club aspire à gagner un jour la Ligue des champions africaine, il faudra participer régulièrement à cette compétition, ce qui n'a pas été le cas pour l'USMA ces dix dernières années. A Lubumbashi, l'USMA a été nettement meilleure que celle du match aller où votre équipe est passée complètement à côté de la plaque. Est-ce que cela ne vous a pas donné des regrets ? Oui, c'est vrai. Au match retour, nous étions plus libérés. Ce qui n'était pas le cas à Bologhine où nous avions senti une très forte pression. Justement, ils sont beaucoup aujourd'hui à remettre carrément en cause le choix de la domiciliation. Pensez-vous qu'il était préférable de jouer cette finale aller au stade du 5-Juillet plutôt qu'à Bologhine ? Beaucoup a été dit sur le choix de Bologhine, mais il faut savoir que c'est le choix de tout un club. L'enjeu était tellement grand qu'on pouvait se permettre d'aller jouer une finale de Ligue des champions africaine dans un stade 5-Juillet où on a mis les pieds une seule fois en deux ans. Au stade 5-Juillet, il y aurait sans doute moins de pression sur vous… Sur ça, je suis entièrement d'accord avec vous. Mais ce qui est fait est fait. Rien ne sert de se lamenter. Il faut à présent essayer de profiter de la bonne dynamique générée à travers notre formidable parcours en LDC pour offrir plus de joie à nos supporters. L'USMA ne sera pas engagée cette saison dans une compétition africaine. Il vous reste maintenant le championnat et la coupe d'Algérie pour tenter de gagner quelque chose sur le plan national… Oui, cela nous permettra de souffler un peu après une longue série marathonienne de matches. Mais le groupe est bien décidé à gagner cette saison le championnat et aussi la coupe d'Algérie. Nous avons plus que jamais faim de titres. A 22 ans, vous avez disputé une finale de Ligue des champions africaine, ce qui n'est pas donné à n'importe quel joueur. A présent vous devez avoir beaucoup d'ambitions aussi bien avec votre club qu'avec la sélection olympique dont vous êtes un élément important. Mon objectif immédiat est d'avoir plus de temps de jeu pour pouvoir progresser avec mon club et gagner des titres par la suite. En attendant, j'essayerai de réussir dans un mois une grande CAN avec l'EN Olympique au Sénégal.