Prévu initialement hier, le sit-in de la Fédération nationale du secteur de la santé, affiliée au Syndicat national autonome des personnels de l'administration publique (Snapap) devant le ministère de la Santé n'a pas eu lieu. Le sit-in a été reporté jusqu'au 26 février, devant le palais du gouvernement. La fédération d'un débrayage national. Cependant, aucune explication n'a été donnée quant aux raisons du report de la journée de protestation. Par ailleurs, à l'issue de la réunion du conseil national de la fédération tenue la semaine dernière, à la maison des syndicats à Alger, une journée de protestation a été programmée pour le 26 février. Les travailleurs de la santé comptent protester contre la détérioration du secteur, reflétée à travers l'absence de la qualité de service. Les syndicalistes veulent dénoncer, par la même occasion, les «comportements irresponsables» des directeurs locaux et régionaux, qui «agissent contrairement à l'éthique et à la loi, tout en déniant le droit des travailleurs à l'exercice syndical». La fédération explique que cette action est le dernier recours, après que le ministère de la Santé n'ait pas respecté ses engagements signés lors de la rencontre qui a eu lieu avec les représentants du ministère, le 19 décembre 2012. Le ministère avait donné son accord de principe pour prendre en charge la plateforme de revendications de la corporation, soulevée ce jour-là. Il s'agit, entre autres, de la révision du statut particulier de la Fonction publique, la révision du statut particulier des corps communs et les travailleurs professionnels, la promulgation du statut particulier des infirmiers qualifiés. La fédération demande également la révision de la gestion des primes et des promotions des corps communs et les professionnels.