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Radioscopie d'une plaie béante
Les dettes étouffent le MC Oran
Publié dans L'Expression le 07 - 09 - 2020

Bientôt un mois après son installation, la direction du club phare de l'Oranie, le MC Oran, peine à trouver son élément déclencheur, le déclic lui permettant de lancer les grands chantiers l'attendant. «Par où commencer?», se demandent plus d'un, notamment les connaisseurs des rouages de la maison des Hamraoua, citant comme exemple le stade où le Mouloudia recevra ses adversaires, les dettes colossales dont le club est redevable et les recrutements, qui se font au compte-gouttes, vu le problème des finances, qui continue à asphyxier le club. Cette problématique est d'autant plus posée avec acuité que l'on ne songe pas à l'aborder, vu sa complexité. Le stade Ahmed-Zabana, étant le fief du MC Oran, vu sa mitoyenneté avec le quartier populaire des Hamraoua (El Hamri) est pour ceux-ci la maison à ne jamais fuir malgré toutes les circonstances et en dépit de toutes les conditions. Aux dernières nouvelles parvenant des locaux du Mouloudia, la direction du club semble hésiter pour des raisons jusque-là inexpliquées. Sinon comment interpréter le fait que cette dernière n'arrive toujours pas à décider de la domiciliation de ses rencontres à disputer localement par le MCO? Cette même direction laisse les Oranais sur leur faim, notamment les supporters ayant pour tradition de prendre la destination d'El Hamri lors des matchs à domicile du club. Va-t-on jouer dans le stade Habib-Bouakeul? D'autant plus que le stade ne semble pas répondre aux nouvelles exigences imposées par la conjoncture actuelle marquée par la propagation du Covid-19, d'où des mesures sanitaires appropriées à prendre irrévocablement. La direction du club ne semble pas trancher sur cette lancinante question. D'autant plus que le président Tayeb Mehiaoui dira: «Nous n'avons pas encore tranché sur le stade de domiciliation, entre les enceintes de Zabana et Bouakeul.» Evasif a été Mehiaoui, en annonçant en fin de semaine: «Nous allons étudier cette question en inspectant les deux enceintes, prenant en considération notamment le protocole sanitaire qui sera appliqué dans le cadre de la lutte contre le coronavirus (Covid-19).» «Nous aurions aimé être domiciliés au nouveau stade d'Oran, mais ce dernier est réservé aux épreuves des JM-2022», a-t-il expliqué. Et d'ajouter: «J'espère qu'il sera mis à notre disposition à l'avenir.» Il est vrai que le stade Ahmed-Zabana a bénéficié d'un projet de réhabilitation et de modernisation en prévision des Jeux méditerranéens (JM) prévus dans cette ville en 2022. Une enveloppe financière de l'ordre de 180 millions de dinars a été mobilisée pour réaliser cinq opérations, en attendant de dégager une autre enveloppe pour les besoins du revêtement en gazon naturel qui remplacera le gazon synthétique, dont dispose actuellement le stade. Ces opérations consisteront en l'installation de portiques électroniques et d'un écran géant, la rénovation des vestiaires, la réalisation d'une salle VIP et d'un centre de presse. Les travaux de réhabilitation du stade Zabana devront être lancés dans les meilleurs délais. Cette infrastructure, qui est le lieu de domiciliation du MCO, a été également retenue pour abriter une partie des rencontres du championnat d'Afrique des joueurs locaux programmé en Algérie, lors de l'été 2022. De tels projets constituent le meilleur argument pour les responsables du Mouloudia, alors que ces derniers misent sur le gros lot en aspirant jouer les premiers rôles lors de la saison 2020-2021. C'est du moins ce qu'a annoncé Mehiaoui en affirmant que le MCO abordera la prochaine saison avec l'intention de jouer les premiers rôles. «Notre ambition est de jouer les premiers rôles et viser le haut du podium, dans l'objectif de prendre part à une compétition continentale», a misé le président, qui vient de confier la barre technique au Français Bernard Casoni à la place de Bachir Mecheri. L'ossature de l'équipe vient d'être garnie par plusieurs joueurs. Entre autres, le milieu offensif Chérif Siam venu de l'AS Aïn M'lila, le gardien de but Houssam Lamine du CS Constantine, les deux attaquants comme Adel Khetab venus du WA Boufarik, Hicham Nekkache du MC Alger et le défenseur Mohamed Naâmani d'Al Fath d'Arabie saoudite. Pour les Oranais, ces recrutements sont loin de convaincre. À l'instar de plusieurs autres clubs souffrant de la question des finances, le club n'est pas tout à fait indemne de cette blessure pour laquelle il ne se remettra sans aucun doute pas de sitôt, tant que les dettes colossales, dont il est redevable semblent constituer l'épée de Damoclès, tout comme d'ailleurs les bilans de la gestion d'Ahmed Belhadj, dit Baba, Youssef Djebbari et de Chérif El-Ouezzani. Le commissaire aux comptes devant réunir toutes les pièces comptables de l'ancienne gestion aura-t-il la tâche facile pour adopter ces bilans n'ayant jamais fait l'objet de discussions par les membres du conseil d'administration ni encore moins présentés aussi bien pour les débats que pour l'approbation? D'autant plus, les actionnaires de la SSPA/MCO ne se sont pas rencontrés depuis des lustres, notamment lors de la présidence assumée par Baba. Localement, ces présidents sont tous dans le même panier, les qualifiant d'avoir guidé à leur guise le MCO sans avoir jugé utile de rendre compte, si ce n'est lorsque la situation oblige, notamment quand des institutions en contrat avec le club, comme des hôtels, réclament leur dû. Le cas de Baba est édifiant. Ce dernier, pour se disculper, n'hésite pas à répondre par des déclarations dans lesquelles il est très souvent fait état d'avoir «réglé les problèmes». Pour étayer ses propos, il exhibe des documents justifiant ses dires, sans toutefois les remettre à l'administration du club. «Cette administration n'a réellement existé que sur papier, les présidents qui se sont succédé à la tète du club ont tout centralisé à leur niveau», souligne-t-on. Sinon comment expliquer que le club peine toujours à peaufiner les 19 documents administratifs à remettre à la commission de contrôle et gestion des clubs professionnels (DCGF), présidée par Réda Abdouche?
Ces lacunes relevées sont à la pelle. On endosse cette responsabilité aux actionnaires, n'ayant d'actionnaires que le nom. Jouissant de ce titre ou encore d'investisseurs dans le sport, plus d'un d'entre-eux n'ont jamais jugé utile de se présenter aux assemblées générales provoquées par Baba, d'où le cumul des problèmes, à telle enseigne que l'on ne sait plus par où commencer. Près d'un mois après sa mise en place, la nouvelle direction continue à concentrer ses efforts autour des recrutements sans juger utile de prendre en compte la DCGF, qui l'attend au virage et où le club risque de perdre sa place parmi l'élite dans l'éventuelle persistance de la situation de léthargie prévalant dans la maison des Hamraoua. Alors que plusieurs clubs se sont lancés dans les préparatifs, le club d'El Hamri est toujours à la case départ. À ces inextricables problèmes s'ajoute la lancinante question des salaires impayés des joueurs. Mehiaoui est très favorable quant à passer au règlement de cette crise asphyxiant le club et dont les retombées, en cas de non-paiement, risquent d'être fâcheuses à l'avenir. Mais à quel prix?
Des informations parvenant de la maison d'El Hamri, on susurre que ces dettes sont monstrueuses, elles oscillent entre 80 et 100 millions de dinars, et elles reviennent de droit aux joueurs ayant porté le maillot des Rouge et Blanc.
Là aussi, plus d'un se posent et reposent cette question taraudant les esprits: par où commencer? Cette interrogation ne trouve toujours pas de réponse.
Mehiaoui joue la carte de la confiance, les employés de toutes les entreprises, y compris ces dizaines de joueurs recrutés auparavant par la société sportive du Mouloudia d'Oran, voient les choses autrement, le règlement, par tous les moyens et dans toutes conjonctures de leur situation salariale, quitte à s'en remettre aux instances hiérarchiques ou encore les commissions en charge des litiges. Et par où commencer, donc, à la faveur de toutes ces questions qui marquent la situation? D'autant plus que le club est cerné de tous bords par la multitude des problèmes difficiles à régler du jour au lendemain. L'avenir le dira...


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