Comme annoncé dans un bulletin spécial de l'Office national de la météorologie (ONM), les régions centre et est du pays connaissent, depuis hier, de fortes chutes de pluies accompagnées de grêle qui dépasseront les 60 et 70 mm. Le même BMS a prévu de la neige sur les reliefs dépassant les 700m d'altitude où l'épaisseur de la poudreuse pourrait atteindre les 20 cm dans certaines régions. C'est en effet le cas dans la wilaya de Tizi Ouzou où plusieurs axes routiers, dépassant les 700 m d'altitude, ont été bloqués hier par la neige. Le col de Chellata, reliant Tizi Ouzou à Béjaïa, et le col de Tirourda, reliant la même wilaya à Bouira, étaient, depuis le début de la matinée, obstrués par la neige. Celle-ci a touché également plusieurs communes, notamment Illiltène, Iferhounène, Abi Youcef, Aïn El-Hammam, Ouacifs, Beni Douala..., rendant la circulation difficile et même impossible à certains endroits. Comme sur les hauteurs, au chef-lieu de wilaya, d'importantes averses ont été enregistrées avec une baisse sensible de la température. La direction locale des travaux publics et la Protection civile sont restées mobilisées suite à cette alerte météo. Même situation dans la région de Bouzeguène, 60 km à l'est de Tizi Ouzou, qui a enregistré des chutes de neige ininterrompues accompagnées d'une forte baisse de température. Vers la mi-journée, tout le paysage s'est retrouvé enveloppé d'un manteau blanc et la circulation automobile est devenue très difficile à certains endroits. Des pelleteuses et des engins de déneigement ont fait leur apparition pour dégager les tronçons de routes où la circulation est difficile. À Aït Zikki, une région située à plus de 1 200 m d'altitude, la neige a déjà fait son apparition depuis dimanche dernier, avec des sommets fortement enneigés. Au lieudit "Chréa", à la limite des communes d'Aït Zikki et d'Ifri Ouzellaguene (Béjaïa), des véhicules ont été bloqués et leurs propriétaires ont dû attendre l'arrivée des secours. Ces chutes de neige ont poussé certains chefs d'établissements scolaires à libérer leurs élèves juste après le repas de midi, et ce, par crainte que les transporteurs s'absentent au ramassage des élèves dans l'après-midi. Par ailleurs, des coupures d'électricité intempestives surviennent de manière récurrente. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, la population de Bouzeguène souffre le martyre des robinets à sec et l'eau est servie une fois tous les 15 jours ! K. Tighilt/Kamel. N. O.