La municipalité souffre actuellement d'un problème de parc roulant, constitué de plusieurs bennes-tasseuses en panne, d'où la nécessité de mettre dans le bain des entreprises privées de collecte des ordures ménagères et nettoyage (Epic). Jamais dans l'histoire de la ville d'Arzew le problème de l'hygiène ne s'était posé avec autant d'acuité chez les administrés locaux. C'est un véritable désastre environnemental, un triste spectacle pour la capitale de la pétrochimie, véritable vitrine du pays, avec ses milliers de coopérants techniques et de navigateurs étrangers, qui présentait un semblant de propreté avant le mandat électoral en cours. Le spectacle est désolant : des amas de déchets ménagers dans tous les quartiers, voire à chaque coin de rue. C'est dire que neuf mois après leur élection, les élus locaux semblent dépassés par le lourd fardeau de la gestion d'une ville aussi importante qu'Arzew, notamment dans le chapitre relatif à l'hygiène et l'environnement. Cette question a même fait réagir le wali d'Oran qui a sommé l'APC de procéder à l'évacuation des déchets ménagers qui traînent dans les coins et recoins de la cité des Torchères, appelée également,à abriter une partie des Jeux méditerranéens de 2021. Mais comment en est-on arrivé là ? Il faudrait expliquer en ce sens que la municipalité d'Arzew souffre actuellement d'un problème de parc roulant, constitué de plusieurs bennes tasseuses en panne, d'où la nécessité de mettre dans le bain des entreprises privées de collecte des ordures ménagères et nettoyage (Epic). En revanche, il est à se demander où sont passées les centaines d'agents de nettoiement et autres ouvriers polyvalents payés par cette collectivité afin d'assurer la collecte des déchets ménagers ? En attendant, la concrétisation et la généralisation de cette démarche, les résidents de la ville d'Arzew encourent de graves maladies, notamment le choléra, la typhoïde ou carrément la peste. L'exemple de la commune de Kéhailia (Tafraoui) dans la wilaya d'Oran, durant les années 90, n'est pas si loin et est toujours ancré dans la mémoire collective. ARIBI MOKHTAR