S'il est vrai que la vallée de Draâ El-Mizan, située à une quarantaine de kilomètres au sud de Tizi Ouzou, est fertile pour les cultures céréalières puisqu'elle occupe la première place au niveau de la wilaya, il n'en demeure pas moins que les autres cultures, notamment l'arboriculture, ne sont pas en reste, alors qu'une grande partie de la région est montagneuse. C'est ainsi que, pour l'exercice 2018, la subdivision agricole dont dépendent les communes de Draâ El-Mizan, de Frikat et d'Aïn Zaouïa a bénéficié d'une importante enveloppe financière dans le cadre du programme de soutien du Fonds national du développement rural. Ce programme est déjà mis en œuvre afin d'encourager les petits exploitants à s'investir davantage dans l'agriculture de montagne et l'apiculture. Concernant cette dernière activité, 295 ruches pleines sont subventionnées dans le cadre de ce programme à hauteur de 6 000 DA/unité. "C'est un total financier de 1 770 000 DA qui est consacré à ce sujet et chaque apiculteur ouvre droit à cinq ruches avec un apport personnel de 28 900 DA", nous dira, en premier lieu, Mme Saliha Belfadel en sa qualité de subdivisionnaire agricole de la daïra. Le deuxième volet de ce programme concerne les plantations arboricoles fruitières et oléicoles. "Dans ce même programme, nous avons un total physique de 33 550 plants avec une prévision financière de 6 710 000 DA", détaillera-t-elle. Notre interlocutrice accordera dans son intervention beaucoup d'importance à l'oléiculture qui, disons-le, occupe une place importante dans la région. "Le nombre de jeunes plants s'élève à 34 500 pour un montant de 6 900 000 DA alors que 15 112 500 DA sont consacrés au greffage d'oléastre dont le nombre s'élève à 100 750 plants", précisera Mme Belfadel. Au sujet des variétés fruitières, elle annoncera que celles-ci se rapportent essentiellement au prunier, au pêcher, à l'amandier, au figuier et au noyer. "La subvention de l'olivier et du figuier est fixée à 200 DA/unité, tandis qu'elle est de 250 DA lorsqu'il s'agit des arbres à noyaux et à pépins, alors qu'elle est de 800 DA pour le cerisier et de 150 DA pour le greffage de l'oléastre", expliquera la subdivisionnaire agricole. Par ailleurs, la deuxième partie de ce riche programme s'est axée sur l'ouverture des pistes agricoles confiée à l'ERGR "Djurdjura". "Pour la relance du développement de l'agriculture et du développement rural au titre de l'exercice 2018 à la suite de la décision ministérielle n°550 du 14 mai 2018, notre subdivision a eu quand même une part importante de cinq pistes agricoles à réaliser avec un volume prévu de 15 kilomètres. D'ailleurs, certaines pistes sont déjà lancées à Aïn Zaouïa et à Draâ El-Mizan", dira-t-elle encore, en soulignant l'importance de ces accès utiles vers les oliveraies et les champs. Interrogée à propos d'éventuels cas de fièvre aphteuse dans la région, elle répondra qu'aucun foyer n'a été contaminé tout comme pour la peste des petits ruminants (PPR) qui touche les wilayas des Hauts-Plateaux. Et à Mme Belfadel de conclure que toutes les dispositions d'urgence sont déjà mises en place, afin d'éviter la propagation de ces épizooties qui hantent les éleveurs. O. Ghilès