Il aura fallu attendre la 86e minute de cette troisième confrontation, entre Hamraoua et Widadis, pour voir l'ex-Tlemcénien et actuel Mouloudéen, Redouane Benzerga, inscrire d'un coup de tête rageur successif à un coup franc de Haddou, dévié au passage, l'unique banderille de ce choc de l'Ouest qui allait ouvrir grandes les portes des quarts de finale au club d'El-Hamri. Une ouverture du score qui allait permettre aux Oranais de vaincre le syndrome tlemcénien à l'issue d'une joute qui n'a jamais atteint les sommets mais qui a, toutefois, eu la gageure de tenir en haleine les quelques 25 000 spectateurs qui ont envahi littéralement les travées belabesiennes du 24-Février. Handicapés prématurément pour les sorties après la blessure de leur excellent demi-défensif Belguerri (19', entorse à la cheville) remplacé par Kendouci, mais surtout de leur attaquant Bettouaf, expulsé à la 29e minute suite à une agression sur Bendida, les Tlemcéniens ont, néanmoins, eu le mérite de ne jamais baisser les bras, tenant la dragée haute aux Rouge et Blanc grâce notamment au métier de Dahleb et au travail de sape du centre-avant Farès Laouni, dans un grand jour. Sans gêne, mais terriblement déterminés, les Hamaraoua qui ont également perdu dans cette gigantesque bataille technico-tactique leur libero Zoubir Ouasti, expulsé à la 74', suite à une faute sur Dahleb, ont frappé au moment où tout le monde croyait qu'on se dirigeait vers une parité vierge, mettant à genoux leur désormais ex-bête noire. Henkouche : “Le meilleur a gagné !” Une qualification grandement fêtée dans les vestiaires oranais et qui a fait dire au coach mouloudéen, Henkouche, que “le meilleur a gagné aujourd'hui”. “Nous avons bien maîtrisé notre sujet, surtout en seconde période où nous étions meilleurs sur tous les plans. Nous avons d'ailleurs dominé notre adversaire et décroché ainsi une qualification logique et amplement méritée”, a-t-il dit. Bira : “on aurait bien pu…” Le technicien tlemcénien, Bira, pour sa part, a tenu à “féliciter” ses joueurs “pour tous les efforts qu'ils ont fournis et pour leur belle prestation”. “Ce n'est jamais facile de bien jouer lorsqu'on perd deux de nos pièces maîtresses après moins d'une demi-heure de jeu. Ceci dit, je pense qu'on aurait tout aussi bien pu marquer que le MCO, que nous avons, je pense, longuement dominé, grâce surtout à une meilleure occupation du terrain. Cela s'est joué sur un coup de dés, et c'est cela les lois du jeu”, affirmera Bira, en substance. La violence, encore et toujours Même si rien de grave ne s'est produit, la fin du match entre le WAT et le MCO a connu quelques condamnables et désolants incidents, qui ont débuté avec l'envahissement du terrain par une centaine de supporters mouloudéens qui ont “déshabillé” leurs joueurs favoris et qui se sont poursuivi à l'intérieur du stade où l'on dénombre quelques vitres de voitures brisées suite à des jets de pierres. Quelques blessés légers sont à déplorer dont un enfant d'un dizaine d'années qui avait la tête ensanglantée à l'entrée des vestiaires. A. K.