Le ministre des Municipalités territoriales et des Ressources en eau du sultanat d'Oman, Ahmed Ben Abdellah Ben Mohamed El Chahi, a affirmé, hier à Tizi Ouzou, que son pays «accorde un intérêt particulier à l'expérience algérienne en matière de mobilisation, d'exploitation, et de gestion des ressources hydriques». «Notre pays, confronté au problème des inondations et d'envahissement des sols par des eaux de mer, a besoin de tirer profit des avancées notables enregistrées en Algérie en la matière», a indiqué M. El Chahi, à la tête d'une délégation du sultanat d'Oman, en marge d'une visite effectuée à Tizi Ouzou. Un déplacement au cours duquel, la délégation omanaise, accompagnée des autorités civiles et militaires de la wilaya, à leur tête le wali, M. Bouazghi et des cadres du ministère des Ressources en eau, a visité le barrage de Taksbet et la station de traitement des eaux de cet ouvrage hydraulique, réalisé par un groupement d'entreprises italo-algéro-canadienne. Sur site, un responsable de l'Agence nationale du barrage de Taksebt (ANBT), a présenté, dans le détail, aux hôtes de la ville des Genêts, la fiche technique de cet ouvrage hydraulique mis en activité depuis fin 2001, avec une capacité de stockage de 181 millions de m3 et une régularisation annuelle de 152 hm3, alimentant les foyers situés sur l'axe Tizi Ouzou-Boumerdès-Alger et la partie est de la wilaya avec deux transferts. Pour la protection de cet ouvrage, le responsable local de l'ANBT a fait cas de l'inscription à la réalisation de six stations d'épuration des eaux usées provenant des habitations situées en amont de ce barrage, dont la surface inondée est de 550 ha. La délégation omanaise s'est ensuite rendue à la station de traitement des eaux de ce barrage, réalisée par une entreprise canadienne, SNC Lavallin. Sur les lieux, un aperçu de l'ouvrage a été présenté aux officiels omanais, notamment la fiche technique de cette station dotée d'une capacité de traitement journalier de 605 000 m3 d'eau avec extraction de 11 000 m3 de boue résultant du filtrage des eaux brutes qui y sont acheminées à partir du barrage, soit 616 000 m3, selon la fiche technique présentée. L'Algérie compte actuellement 70 barrages dont celui de Ben Haroun, le premier à l'échelle africaine en terme de capacités de stockage avec 600 000 m3 d'eau, en plus de 23 autres ouvrages du même type qui viendront renforcer, à l'horizon 2016, le potentiel national de mobilisation des eaux, selon les explications fournies par le même responsable local de l'ANBT qui a fait état de l'existence à l'échelle nationale de 180 stations d'épuration.