Le ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales a indiqué que soixante-douze postulants à la candidature pour l'élection présidentielle du 17 avril prochain ont retiré les formulaires de souscription de signatures individuelles. Dans une déclaration à la presse en marge de la séance plénière à l'Assemblée populaire nationale (APN) Tayeb Belaïz a déclaré je cite : «Les postulants à la candidature qui ont retiré les formulaires ne sont pas encore des candidats officiels et ils ne seront considérés comme tels en vertu de la loi qu'une fois que le Conseil constitutionnel aura statué sur la validité de leurs dossiers de candidature», a souligné le ministre. A ce sujet, le ministre de l'Intérieur a ajouté qu'en vertu des lois de la République en vigueur, les postulants à la candidature ne seront considérés comme des candidats officiels qu'après la publication par le Conseil constitutionnel de la liste des candidats retenus, lesquels pourront alors se présenter à la présidentielle. En vertu des dispositions de la loi électorale, les postulants doivent présenter soit une liste comportant au moins 600 signatures individuelles de membres élus d'Assemblées populaires communales, de wilayas ou parlementaires réparties au moins à travers 25 wilayas, soit une liste comportant 60 000 signatures individuelles au moins d'électeurs inscrits sur une liste électorale, recueillies à travers au moins 25 wilayas. Interrogé sur la décision de boycott de la prochaine présidentielle par certains partis, M. Belaïz a indiqué qu'il ne commentait pas une telle décision car «c'est une question interne aux partis qui sont libres de participer ou non», a-t-il indiqué. Toujours et au sujet de la prochaine élection présidentielle. Les annonces se poursuivent depuis la convocation du corps électoral. Ainsi, Mohamed Hamani, (ancien militant au parti du Front de libération nationale-FLN), a annoncé sa candidature à ce rendez-vous en tant que candidat libre. Lors d'une conférence de presse, M. Hamani a indiqué que si le président Abdelaziz Bouteflika se porte candidat pour un quatrième mandat, il se retirera pour le soutenir. Pour les motivations de sa candidature, M. Hamani a indiqué qu'elles s'inscrivent dans le cadre «de la pérennité constitutionnelle, la préservation de la stabilité et de l'intégrité du pays et des constantes de la nation». Ce natif de Djanet en 1957, a souligné que son programme électoral s'appuie notamment sur la «consécration de la notion macroéconomique, tributaire, a-t-il dit, d'une renaissance intègre et d'un nouvel environnement scientifique qui implique les universités et les instituts spécialisés». De son côté, le juriste et ancien parlementaire Sadek Tamache, 60 ans, a annoncé sa candidature à la prochaine présidentielle en tant que candidat libre. Pour lui, «la situation dégradée du pays et la défaillance de la politique économique depuis l'indépendance sont les raisons l'ayant motivé à se porter candidat au poste du premier magistrat du pays». Concernant son programme, M. Tamache a indiqué qu'il est basé sur «l'instauration de la deuxième République» qui reste, selon lui, «tributaire d'élections libres et intègres loin de la fraude à laquelle sont complices même des organisations et des instances internationales». Il a estimé dans ce sens que l'adoption d'un mandat présidentiel unique «est le seul garant pour la réalisation des projets économiques et sociaux dans leurs délais». Concernant la révision constitutionnelle, M. Tamache a estimé que la Constitution «ne doit pas être révisée ou amendée avant au moins 25 ans afin d'assurer la stabilité des institutions de l'Etat».