C'est aujourd'hui que plus de 800 000 candidats vont franchir le dernier pas vers l'université. Le coup d'envoi officiel des épreuves sera donné par la ministre de l'Education nationale, ce matin, à Adrar. Lors de son passage au forum de la Radio nationale, en avril dernier, la ministre de l'Education nationale a précisé qu'ils seront 853 780 candidats, soit une hausse de 23% (196 754 candidats) par rapport à l'année dernière, dont 223 000 candidats libres, 3 718 issus des écoles privées, 374 candidats aux besoins spécifiques et 2 593 issus des centres de rééducation. Ils sont répartis sur 2 550 centres d'examen, sur le territoire national, encadrés par plus de 600 000 fonctionnaires mobilisés pour la réussite du déroulement de l'examen du bac session juin 2015, et 163 000 enseignants correcteurs. Le baccalauréat 2015 concernera également 57 464 candidats de l'Office national de l'enseignement et de la formation à distance (ONEFD), 24 candidats du lycée international, 248 candidats des écoles des cadets de la nation, outre 18 339 candidats qui concourront en langue amazighe. Par filière (11 au total), on a 339 022 candidats en sciences expérimentales, 267 304 en philosophie et lettres, 95 868 candidats en gestion et économie et 69 177 en langues étrangères, précise l'Office national des examens et concours. Pour rappel, Mme Benghebrit, intervenant sur les ondes de la Radio algérienne, le mois précédent, a affirmé que les épreuves du baccalauréat ne seront plus «au rabais». Pour cette année, la ministre a ajouté que deux objectifs principaux étaient fixés par son département : «la gestion du stress et la prévention de la fraude». Elle met en garde contre la fraude et rappelle les sanctions appliquées depuis des années. «Le candidat paie un prix extrêmement cher», a-t-elle prévenu. «Si la fraude est avérée, les procès-verbaux vont être individualisés au niveau des classes. Il vaut mieux repasser son bac que d'être frappé de sanction entre trois et cinq ans pour le candidat scolarisé et dix années pour le candidat libre», conseille-t-elle aux élèves qui envisagent la triche, appelant aussi «les parents à contribuer au bon déroulement des épreuves». En ce qui concerne les grèves enregistrées durant l'année scolaire 2015, la ministre a déclaré dans un entretien accordé à un journal électronique, publié hier, que malgré toutes les perturbations, le bilan de cette année peut être considéré comme «positif». Elle a affirmé que le ministère de l'Education nationale n'a pas laissé les événements le dépasser en prenant des mesures et en agissant de façon rapide et proactive. «Lors de la grève des intendants qui a duré près de trois mois, nous avons réussi à assurer la vente des ouvrages et leur diffusion, par exemple. Pour la grève des enseignants du secondaire qui duré près d'un mois, nous avons pris une série de dispositions : des CD de cours distribués gratuitement aux élèves, accès à une plateforme qui contenait quelque 16 000 vidéos et des fichiers PDF avec des cours illustrés, des exercices corrigés et des sujets d'examens de 2008 à 2014 », a-t-elle témoigné. Pour ce qui est des résultats, la ministre de l'Education nationale a indiqué qu'ils seront annoncés au plus tard le 10 juillet prochain. Enfin, elle précise que son département «a tout fait pour que les élèves préparent les examens dans les meilleures conditions possibles», citant l'ouverture des établissements scolaires pour les cours de rattrapage, la distribution des CD ainsi que la diffusion des cours de soutien à la Télévision nationale.