En marge de l'Assemblée générale de l'ONU, ce 27 septembre a été mis à profit pour la tenue des travaux du sommet des chefs d'Etat et de gouvernement du Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine en réunion à l'ONU. L'Algérie est représentée par le ministre des Affaires maghrébines, de l'Union africaine et de la Ligue des Etats arabes, Abdelkader Messahel. En ce qui concerne le Sahara Occidental, le ministre a tenu à réaffirmer «la nécessité pour les deux parties en conflit, soit le Maroc et le Polisario, de parvenir à une solution politique garantissant le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination». Quant à la question du Burkina Faso qui vit actuellement les conséquences du coup d'Etat raté, le ministre algérien a tenu à rappeler «la position de l'Algérie qui a condamné dès la première heure le coup d'Etat, et s'est félicité du rétablissement de l'ordre constitutionnel au Burkina Faso et du recouvrement par les autorités de la transition de la plénitude des missions qui leur sont assignées pour sortir le pays de la crise dans la sérénité et avec l'adhésion de l'ensemble des composantes de la société burkinabè». Lors de son intervention, le ministre algérien s'est félicité de la signature par les protagonistes de la crise au Soudan du Sud d'un accord du règlement sous l'égide de l'UA, le qualifiant d'«étape cruciale et nécessaire pour mettre fin à vingt mois d'un long conflit qui a dévasté le Soudan du Sud et soumis son peuple à des souffrances indicibles», tout en souhaitant que cet accord «puisse réaliser une paix durable dans ce pays». Il a notamment mis l'accent sur la réconciliation nationale en tant que facteur «crucial» pour la sécurité, la stabilité et le développement au Sud du Soudan et en Afrique. La nécessaire réforme des opérations de maintien de la paix de l'ONU Les Africains agissant en rangs groupés en tant que sociétaires de l'ONU doivent accorder leurs violons pour éviter toutes interférences qui risquent de remettre en cause le principe même des opérations de maintien de paix de l'ONU qui nécessitent une réforme réfléchie. M. Messahel a souligné «la nécessité pour l'Afrique de négocier avec un esprit ouvert tout en préservant l'appropriation africaine en matière de conception et de déploiement des opérations en partenariat avec la communauté internationale».